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[État espagnol] Grève illimitée des mineurs / Actualisation 19 juin

mercredi 20 juin 2012, par ocl2446

Le 18 juin, l’ensemble des bassins miniers étaient en grève générale. Un mouvement suivi à quasiment 100% dans toutes les localités des zones minières des Asturies, León, Palencia, Teruel (Aragón). Ecoles, lycées, administrations sont restés portes closes, bars, commerces petits et grands avaient baissé le rideau, tout était fermé (sauf les pharmacies), les rues désertes, comme un dimanche ou un jour férié.


Le matin, les habituelles coupures de routes et voies ferrées. Plus tard dans la journée, des manifestations massives, notamment à León (province du même nom) et Langreo (Asturies) avec plus de monde encore et la présence de délégations venues d’au-delà du pays minier, d’Oviedo, de Gijón.
Les mineurs annoncent pour vendredi 22 le départ d’une « Marche Noire » sur Madrid avec à son terme prévu le 11 juillet l’installation d’un camp permanent. Pendant ce temps, dans les cuencas mineras, le combat continue.

Aragón
Dimanche 17 juin, la marche des mineurs aragonais partis de Ariño (près de Teruel) le mercredi précédent, est arrivée à Saragosse. Des milliers de manifestants les attendaient et se sont joints à eux. Le rassemblement s’est terminé par des prises de paroles et un acte culturel de solidarité avec la prestation de plusieurs chanteurs de chants populaires de la région.

18 juin : Grève générale dans les bassins miniers

Les piquets de grève et les blocages ont commencé avant 7 heures du matin, surtout dans les Asturies. Barricades de poutres, de containers et de pneus enflammés et, près des puits, réquisition des wagonnets de minerais pour amener les matériaux de blocage jusqu’aux routes voisines. Une vingtaine de coupures de route et quatre de voies ferrées dans les Asturies. Dans le pozo Carrio (30 km d’Oviedo), où la coupure de la route a commencé au milieu de la nuit, un de ces wagonnets a même été balancés sur une route depuis un pont, après qu’ait été arrachée et balancée aussi la barrière de sécurité…

Dans la localité de La Felguera (Langreo - Asturies) deux agences bancaires ont voulu ouvrir. Mais deux gros pétards lancés à l’intérieur par les piquets de grève ont convaincu les responsables de fermer boutique.

Pas loin de là, à l’appel d’un collectif de chômeurs et chômeuses (Association de Chômeurs et Chômeuses de la Vallée du Nalon) environ 300 personnes se sont regroupées sous la dénomination "Los llunes al sol" (les lundis au soleil) et ont réalisé une marche de solidarité de la mairie de Langreo jusqu’à la mine de Pozo Candín (Asturies) dans laquelle 4 mineurs se sont enfermés depuis 21 jours.
Le soir, ils et elles participaient à la grande manifestation.

La journée a été moins « violente » que vendredi dernier et d’autres jours précédents, la police ayant été globalement moins visible, malgré l’envoi de renforts dans les zones de conflit. Officiellement, en effet environ 250 effectifs de police anti-émeutes ont été envoyés en fin de semaine dans les Asturies et en León, la mobilisation de toutes les forces policières basées dans ces provinces s’étant avérée insuffisante.
Les 3 encierros au fond de 3 puits se poursuivent, ainsi que plusieurs autres dans divers locaux (municipaux, provinciaux) du pouvoir politique.

Dans la soirée, vers 20 h, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Santa Cruz del Sil (León) dans un acte de solidarité avec les 7 mineurs qui poursuivent leur encierro.

En Aragón, le mouvement a été très suivi dans la quinzaine de localités minières et dans celles d’Alloza, Montalbán, Utrillas, Escucha et Mequinenza, Andorra et Ariño l’activité a été entièrement paralysée. Un blocage symbolique de la voie ferrée reliant le réseau à la centrale thermique n’a pas résisté à la présence policière. Une route a aussi été coupée. En fin de journée, une manifestation à Andorra a réuni entre 4 et 5000 personnes.

A midi, manifestation dans la ville de León, avec une participation de15 000 personnes. Selon des témoins, la manif était particulièrement « bruyante » à cause des gros pétards explosant en permanence.

Le soir, très grosse manifestation dans la ville de Langreo (Asturies) au cœur du pays minier, avec participation de 25 à 30 000 selon la police, 50 000 selon les syndicats.

Dans la petite ville minière de Guardo (Palencia, communauté autonome de Castilla y León), un peu plus de 2000 personnes ont manifesté.

Ce mouvement de 24 heures a donc très suivi dans la plupart des 47 localités correspondant aux installations de l’activité minière (essentiellement des puits) encore en activité dans l’État espagnol.

Le thème principal de cette journée était le maintien de l’activité minière et au-delà de ça, la lutte contre la désertification des territoires.

Des rassemblements de solidarité étaient organisés dans plusieurs villes, en dehors des régions minières.

A Las Palmas (Gran Canaria), un rassemblement d’une cinquantaine de personnes a été chargé violemment par la police au moment où elles commençaient à bloquer une rue du centre-ville. Trois manifestants ont été arrêtés. Rassemblement dispersé aussi à Valencia à l’appel de divers collectifs (dont 15M, libertaires…) : 400 personnes. Le temps de lire un texte et un communiqué au mégaphone, de partir en manif pour bloquer une artère importante et immédiatement la police est intervenue. Charges, courses poursuites… pas d’arrestations. A Grenade, des banderoles de soutien aux mineurs ont été accrochées sur des ponts (initiative 15M). Rassemblements à Barcelone, Cartagena (Murcia), Logroño... et sans doute ailleurs.

3ème ‟Marche Noire”

En fin d’après-midi du 18 juin, les syndicats de mineurs (UGT et CCOO) ont annoncé l’organisation d’une « IIIème Marche Noire » sur Madrid. Troisième car la première a été réalisée en janvier 1992 (avec 500 mineurs partis de la localité de Villablino, León, et la seconde a été réalisée par 200 mineurs de diverses entreprises minières de León, en septembre 2010.

Si cette initiative est, de nouveau, partie des bassins de la province de León, cette fois les mineurs de toutes les zones minières devraient y participer. Différentes colonnes devraient démarrer des Asturies, León, Palencia, Aragón et peut-être même ceux de la dernière mine de Puertollano (Ciudad Real). Les détails ne sont pas connus. En 1992, le trajet León-Madrid avait été parcouru en 18 jours.

Cette marche se conclura par l’installation d’une acampada (campement) permanente devant le ministère de l’Industrie.

Ce mardi, les leaders syndicalistes ont précisé que les marches partiraient vendredi prochain (22 juin) pour arriver à Madrid le 11 juillet. Trois marches sont annoncées, au départ des Asturies, du León, de l’Aragón, les deux premières se rejoignant le 25 juin. Chacune devrait comporter une soixantaine de mineurs.
Les mobilisations dans les bassins devraient se poursuivre pendant cette marche qui se conclura par une grande manifestation.

D’autres secteurs sociaux en lutte s’empareront-ils de cette échéance pour « globaliser la protestation » ?

Mardi 19 juin, 23ème jour du mouvement.

León. Plusieurs coupures de routes dès le matin et importants déploiements policiers.
Mais c’est Ciñera que, pour la troisième fois la police a choisi comme théâtre principal de la confrontation, cette fois-ci sous les yeux d’une quinzaine de journalistes, certains venus de plus ou moins loin (Séville, Euskal Herria, Angleterre, Argentine…).
Selon le propre maire du village, ce mardi « a été l’affrontement le plus dur depuis le début du conflit » (leonitias.com). Les Grupos Rurales de Seguridad (GRS) de la Garde Civile ont envahi le centre-ville et chargé les mineurs qui avaient placé des grosses pierres en cinq endroits sur la route, en balançant des balles en caoutchoucs par dizaines. Ce qui a provoqué des dégâts chez des particuliers (vitres cassées, voitures endommagées) confinés chez eux. Mais les mineurs ont tenu tête avec leur lance-roquette artisanaux, leurs frondes et tout ce qui peut leur servir de projectile. Des véhicules de polices reçoivent des pierres et d’autres objets volants.
D’après un correspondant local, les affrontements ont été très intenses pendant 45 minutes. En début d’après-midi, il y avait 5 blessés dont un journaliste et un garde civil qui a été ‟interpelé” et désarmé par les mineurs. La police n’a pas eu le dessus et a dû quitter les lieux. A Ciñera, petite ville de 1000 habitants, les mineurs sont chez eux et ce ne sont pas quelques dizaines de policiers qui les feront partir.

A partir de mardi, plus de deux cent « femmes de la mine » (femmes, mères et filles de mineurs) vont faire le déplacement à Madrid pour assister à la session du Sénat où doit être voté le budget.

Autres conflits

Les employés de la municipalité de León ont envahi la session extraordinaire du conseil municipal pour protester contre les coupes budgétaires (suppression de 200 postes, baisse des salaires de 4%) qui étaient à l’ordre du jour de cette réunion.

A noter donc que le conflit des mineurs commence à intéresser la presse – entre spectacle de la « violence » et grève générale massive –, y compris internationale. Mais la question du « sauvetage » des banques – ainsi que la prestation de la sélection nationale de foot (la ‟Roja”) à l’Euro 2012 – continue de faire les gros titres.

Deux ou trois considérations en guise de conclusion très provisoire

La journée du 18 juin a montré que le conflit des mineurs jouissait d’un soutien quasi-total dans les vallées, villages ou petites villes où l’activité minière a été, et demeure, la seule qui fait vivre une grande partie de la population.

Le fait que le secteur soit subventionné et qui plus est pour produire des combustibles polluant demeure le point de controverse principal, pouvant bloquer le développement d’un réel mouvement de solidarité en dehors des bassins miniers.
Rappelons que si le charbon espagnol coûte cher (c’est la même chose dans toute l’Europe de l’Ouest), c’est parce qu’il est mis en concurrence avec du charbon importé de pays où les salaires sont ridiculement bas, où la durée du travail est beaucoup plus longue et les conditions épouvantables, et qui plus est, nécessite plus d’émission de CO2 pour son transport jusqu’en Espagne. Les subventions publiques vont surtout au patronat du secteur et indirectement à des entreprises comme Endesa qui transforme le charbon en électricité à un prix moins élevé qu’il ne coûte en termes de salaires directs et indirects et d’acquis sociaux…
On ne peut pas aborder la question de la production de charbon indépendamment de celle de la production d’énergie et donc des modes de production/consommation définissant l’économie capitaliste.

Par ailleurs, les fameuses aides publiques étaient sensées financer la reconversion de l’activité à l’horizon 2018. Ce que disent les mineurs, c’est : où est passé l’argent ? mis à part dans des bourses d’études pour les enfants de mineurs, la réfection de routes et la construction de voies d’accès et de parkings pour supermarchés ? où sont les nouveaux secteurs productifs devant se substituer à la mine ? Nulle part. Nada.

Le problème posé est non seulement : qui contrôle les moyens de production mais aussi : qui est bénéficiaire et qui contrôle les subventions au secteur pour sa reconversion ? Richesses produites et subventions qui permettraient précisément de financer d’autres activités productives par les mineurs eux-mêmes, et afin de répondre à des besoins sociaux dont les habitants des régions minières pourraient en évaluer et formuler l’utilité par et pour elles-mêmes. Ce qui est posé est une question politique : qui décide de produire quoi, selon quels critères et modalités, pour répondre à quelles nécessités sociales définies comment et par qui ?

Des questions qui permettraient de lier étroitement la revendication sociale immédiate (les postes de travail, l’avenir des populations et des régions) et une bifurcation vers un futur immédiat non écrit mais qui aurait pour enjeu d’échapper à la misère, de la combattre effectivement en récupérant une capacité d’autodétermination sociale, une dignité, en construisant dès maintenant "un autre futur".

Questions qui ne sont pas théoriques, ni pour « après », ni pour mettre dans des programmes de partis politique mais qui peuvent se traduire dans des rapports de force, dans le feu de la lutte elle-même et sans tarder : on veut cet argent des subventions (et plus encore !) et on le veut pour nous-mêmes, pour définir ensemble les activités nécessaires à nos familles, à nos proches, nos voisins, à « notre classe », sur les territoires que l’on veut continuer à habiter et selon des critères que nous pouvons parfaitement définir nous-mêmes.

Eléments qui permettraient de ne pas s’enfermer dans des faux débats, posés abstraitement, de répondre par contre à de vraies questions (énergie, pollution, besoins sociaux) et qui peuvent trouver un écho, un prolongement, auprès d’autres secteurs sociaux, en particulier chez ceux/celles qui se voient directement et brutalement affectés par les coupes dans les budgets sociaux et la crise de rentabilité du capital, les déjà et les futurs chômeurs que ce système de domination et d’exploitation ne cesse de produire à grande échelle.

Le 19 juin 2012

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2 Messages

  • Quelques informations complémentaires

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    Marche des chômeurs

    Un certain nombre de collectifs (chômeurs, indignés et autres) dans l’État espagnol ont adhéré à l’initiative « Marée Rouge » ou Marche de la Dignité. Il s’agit de réaliser des marches de chômeurs et de personnes solidaires en direction de Madrid où elles arriveront le 21 juillet. Une marche du ‟Nord-Ouest” (Asturies, León, Galice) vient de partir le 26 juin de Avilés et de Gijón pour les Asturies. La colonne de Galice est partie de Santiago (Saint-Jacques de Compostelle) le 18 juin.

    Rappelons que la « Marche Noire » de mineurs doit arriver à Madrid le 11 juillet. Différents secteurs militants de la Communauté autonome appellent à une manifestation d’accueil et de solidarité, tandis que les directions des Commissions Ouvrières et de l’UGT semblent surtout soucieuses de ne pas être débordées.

    Communiqué de l’initiative en Asturies.

    Marche des chômeurs/chômeuses à Madrid

    Les Asturies brûlent.

    Ces dernières semaines, les conflits se développent à grande vitesse (mines, transports, enseignants ...) Ces scènes de luttes, avec les Asturien/nes en tête, sont présentes dans tout l’État, et plus. La lutte est globale.

    Comme premiers pas, l’unité des conflits asturiens est nécessaire, en soutenant les grèves illimitées, en freinant les expulsions, en travaillant sur les différentes marées[*], en exigeant des droits pour les chômeurs, de nouveaux modèles de lutte qui convergent avec les traditionnels, en bougeant avec tout ce qui est en mouvement.

    Nous devons continuer à aller de l’avant. Après l’union de toutes les forces, il est nécessaire que les Asturies ressortent renforcées et avec plus de cohésion ; pour ce faire il faut une démonstration de tous les conflits dans une même lutte, unis dans la rue. La lutte doit s’étendre.

    Au-delà de cela, la marche vise à être le catalyseur de toute cette colère et à chercher la convergence de toutes les luttes de l’Etat, en dénouant les tensions ambiantes. Ils sont nombreux les mouvements et les personnes individuelles qui soutiennent l’initiative, et chaque jour davantage.

    S’il y a quelques mois encore (quand a surgi l’idée de la marche) il y avait des raisons de marcher vers Madrid, aujourd’hui, dans ce contexte incendiaire, la réponse de TOUS (mineurs, transporteurs, enseignants, travailleurs précaires ou non, femmes au foyer, chômeurs ...) doit être PERCUTANTE.

    Nous ne sommes pas seulement indignés, nous en avons jusqu’aux ovaires.[**]

    Tous-toutes, avec les chômeurs, à Madrid !

    Nous sommes en trains de réaliser l’OPERATION KILO. Il s’agit de maintenir périodiquement des points précis dans chaque localité pour aller récupérer de la nourriture et l’eau pendant la marche afin que plus tard les gens se rapprochent de nous et s’ajoutent à la marche.

    NdT

    [*] Marées : c’est le nom que prennent les vagues de protestations actuelles contre les coupes budgétaires dans l’État espagnol. Il y a la marée verte dans l’enseignement, la marée orange dans le secteur social, la marée rouge des chômeurs, la bleue contre la privatisation de l’eau (traitement, distribution…), notamment à Madrid…

    [**] Clin d’œil/réponse aux mineurs qui, lors de la manifestation de Madrid le 31 mai dernier, portaient une banderole disant qu’ils n’étaient pas indignés ni pacifistes et qu’ils en avaient plein les « cojones ».

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    Le mouvement illimité des mineurs a provoqué de multiples réactions de soutien, de soutien critique et de critiques sans soutien, autour de la perpétuation de l’extraction du charbon et son utilisation comme source de production électrique. Cette gamme de positionnement se retrouve chez les "Indignés", depuis le soutien total des assemblées dans les zones minières aux critiques, notamment des commissions "environnement", de certaines composantes du 15M. 

    Voici le dernier communiqué publié sur Madrid mettant l’accent sur la solidarité avec la lutte des mineurs.

    Communiqué approuvé par consensus du groupe de travail Économie de Sol (Madrid) en solidarité avec les mineurs.

    LA LUTTE DES MINEURS EST LA LUTTE CONTRE LE SYSTEME

    Tandis que d’une main ils offrent 100 milliards d’euros aux banques espagnoles à la charge de la dette publique que nous payons tous, de l’autre ils enlèvent plus de 60% des subventions au secteur du charbon, la plus grande réduction de toute l’industrie. Pendant qu’ils donnent de l’argent puisé dans les budgets [État, communautés autonomes…] aux responsables de la crise, ils punissent les populations minières en éliminant la principale source de revenus pour des régions entières. C’est la même chose insensée que l’ensemble des autres politiques qui nous sont imposées par le gouvernement.

    La lutte des mineurs et de leur résistance face à l’énorme transfert de revenus en train de se produire depuis les peuples vers les marchés financiers et leurs commerçants est un exemple pour nous tous. Leur lutte est la nôtre.

    L’exploitation minière est aujourd’hui le présent de ces régions, de sorte que la suppression unilatérale des aides au secteur de la part du gouvernement va entraîner un fort impact pour les populations dans le contexte d’une situation de grave crise économique, ce qui signifie condamner au chômage et à la misère tous ceux qui vivent de la mine. Le détournement de fonds publics par des mains corrompues a, jusqu’à présent, limité la reconversion adéquate de ce secteur, mais ce n’est pas une raison pour réduire ces investissements ; ce qui s’impose, c’est de procéder à un audit afin de faire la lumière sur la destinée de ces fonds ainsi que d’engager des poursuites judiciaires contre les responsables.

    Une planification méthodique de la politique énergétique est nécessaire ainsi que des investissements de fonds publics sous contrôle social afin de créer des alternatives pour les populations des bassins, qui en prenant en compte l’utilisation des ressources endogènes et la participation active des citoyens eux-mêmes dans la prise de décision, permettent d’assurer un avenir de justice sociale et environnementale.
    Les gens doivent savoir que les décisions gouvernementales condamnant des milliers de familles minières à la misère ne répondent pas à des raisons sociales ou environnementales. De fait, n’ont été imposées aucune réduction des importations de charbon qui polluent davantage à cause du transport et favorisent l’exploitation du travail et la violation des droits humains dans les zones d’où il est importé. C’est une réduction supplémentaire des droits du travail dans la spirale effrénée d’attaque de la population.

    Ils disent qu’ils coupent les subventions à cause de l’énorme déficit dont ‟ils ont hérité”. Ils mentent. Les déficits ont été créés par tous ceux qui ont accordé des aides multimillionnaires aux responsables de cette crise, les banques. Ainsi, les mineurs luttent contre les mensonges de ce système, parce qu’il n’est pas vrai qu’il n’y a pas d’argent, mais que celui qui existe est en train d’être transféré massivement à des criminels.

    Nous exigeons un présent et un avenir dignes pour les populations des régions minières.

    Nous exigeons un processus de reconversion crédible avec une supervision sociale pour que les régions minières aient un avenir assuré.

    Nous exigeons l’arrêt de la saignée des ressources en direction des banques et qu’elles soient consacrées à la population qui en a vraiment besoin.

    Nous soutenons inconditionnellement les mineurs et appelons la population à se joindre à la révolte

    Vive la lutte des mineurs ! Votre lutte est la nôtre !

    Groupe de travail Economie SOL (Madrid)

    [ Traduc : XYZ pour OCLibertaire ]

    Source : ici

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