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Commission Journal du Sud-ouest de Courant Alternatif, au Pays-basque les 23-24 avril

vendredi 8 avril 2016, par ocl-lyon


Un WE par mois, une commission journal (CJ) est organisée dans une ville différente pour préparer le numéro suivant de Courant Alternatif. Cette CJ est ouverte à toute personne lectrice de CA et voulant participer à l’élaboration d’un numéro. C’est aussi un temps de rencontre pour débattre le samedi après-midi de ce qui nous préoccupe.
Pour participer, écrire à ocl-eh chez orange.fr ou ocltoulouse chez sfr.fr .

Samedi 23 avril

15h - Ouverture/accueil

16H - Débat

Les mouvements sociaux liés à la lutte contre le projet de loi "travail"

Entre l’écriture de cette présentation (qui date du 5 avril) et le débat de la CJ le 23 avril, des choses se seront passées... et place est évidemment laissée à toute autre approche en fonction de l’actualité.
Le projet de loi gouvernemental contre le code du travail a incontestablement entraîné une forte mobilisation sociale au début du mois de mars, les journées de grève et de manifestation des 9 et 31 mars l’ont montré.
Sans présager de ce qu’il adviendra de cette mobilisation sociale dans les jours et semaines qui viennent, il est important d’analyser la dynamique qui s’est enclenchée et de faire le point sur l’après 31 mars.
Quels sont les secteurs qui ont bougé et qui bougent encore ?
Nulle part, les salarié-es ne s’engagent dans une grève reconductible qui serait susceptible de donner un élan à d’autres salarié-es (les cheminot-es ne sont pas disposés, cette fois-ci, à servir de locomotive à un mouvement social plus général). Aussi les salarié-es en restent-ils à suivre le calendrier fixé par les organisations syndicales, celles du moins qui disent exiger le retrait du projet de loi. Ces syndicats ne souhaitent pas la confrontation et sont prêts à se laisser séduire par quelques "ouvertures" proposées par le gouvernement d’ici mai. Ils reproduisent les cas de figure vécus dans des luttes précédentes (lors du mouvement contre la réforme des retraites en 2010) en décidant de journées épisodiques répétitives, et selon un rythme et une intensité plus faibles encore qu’en 2010, par des appels par exemple à des rassemblements ou manifestations après le travail ou le samedi (exemple du 9 avril) ; ce qui contribue à placer la confrontation sur le seul terrain de l’opinion sans toucher au système économique. Ces journées sans grève et sans lendemain ont fait la preuve de leur inefficacité ; de plus, elles ont pour effet la démoralisation et la démobilisation des secteurs les plus actifs, s’il n’y a pas élargissement et intensification.
Dans ce contexte de mobilisation "molle", la tendance des salarié-es semble de s’en remettre à la détermination des jeunes, lycéen-nes et étudiant-es, et de leur déléguer le pouvoir d’agir - une sorte de lutte par procuration.
C’est donc sur les jeunes que le gouvernement a décidé d’emblée de taper très fort, avec une brutalité caractérisée, afin de faire peur, de casser la combativité, d’amener à dissocier manifestants"violents" et autres. Face à cette répression, quelles formes de solidarité et de riposte  ?
Même si le mouvement semble dès à présent manquer de souffle, et que les médias par leur silence contribuent à son affaiblissement, quels aspects positifs peut-on y voir : dans certains lieux la pratique urbaine d’occupation des places -nuits debout- un peu à la manière des "Indignés" , la contestation des bureaucraties syndicales, la mise en place de formes d’auto-organisation qui tentent de ne pas rester à la remorque des syndicats...
Mais ces dépassements ne restent-ils pas limités et somme toute formels ; se manifestent-ils aussi dans les contenus  ? Si celles et ceux qui sont en mouvement n’agissent pas seulement pour protester contre le projet de loi d’El Khomry mais aussi pour manifester un ras-le-bol beaucoup plus général contre la politique anti-sociale et ultra répressive du gouvernement, cette politisation arrive-t-elle à s’exprimer ; et si oui, comment et avec quels contenus, avec quelle réelle convergence des luttes (par exemple entre salarié-es des très petites et petites entreprises, entre travailleurs-ses avec et sans emploi, entre salarié-es du privé et du public…) ? et échappe-t-elle aux débouchés politicards des marchands de soupe électoraliste  ?
Et nous-mêmes, là où nous sommes, comment intervenons-nous dans cette lutte ?
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  • Critique du numéro de Courant Alternatif n°259 du mois d’avril.
  • Préparation du numéro 261 : liste des propositions et souhaits

19h - Apéro Repas

21h - Suite de la préparation du numéro 261 (sortie début juin)

Dimanche 24 avril

9h - Reprise et fin des propositions d’articles et souhaits pour CA 261
Préparation des rencontres libertaires de cet été du 16 au 25 juillet 2016
Ordre du jour et organisation des rencontres de Troyes des 14/15/16 mai

Fin de la CJ à 12h, apéro, repas.


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