jeudi 23 octobre 2025, par
Voir en ligne : Collectif Régional Anti-Armement et Militarisme
Contre le SIDO et son monde !
Retour sur les actions contre le Salon De l’Internet des Objets 2025 à Lyon
Mercredi 17 septembre le matin, Centre des Congrès de la Cité Internationale de Lyon.
Une bonne vingtaine d’individus venus de plusieurs villes (Lyon, Grenoble, Saint-Étienne, Mâcon…), répondant à l’appel de plusieurs groupes (Écran Total Lyon, Stop 5G Lyon, Groupe Grothendieck (Grenoble), Coordination Régionale Anti Armements et Militarisme, Fédération Anarchiste Lyon, Stop Micro (Grenoble), Technopolice Lyon, Stop Arming Israël Lyon) donnent de la voix. Pour la troisième année, munis de pancartes, tracts, banderoles, drapeaux, slogans et chants ils dénoncent la tenue du Salon De l’Internet des Objets (SIDO), salon professionnel « de référence » du numérique et de son monde.
Les professionnels BtoB (business to business), leurs cravates, costards cintrés et leurs plans Win Win, sont alors accueillis par des interventions, des chants improvisés et une foultitude de slogans graves ou humoristiques, dont voici quelques exemples :
Ce rassemblement était le point d’orgue d’une série d’actions menées en septembre à Lyon :
Cette série d’activités s’est inscrite dans le cadre de l’appel « Pourquoi nous soutenons les inculpé·es du 15 juin 2021 ? »publié le 29 juin par les soutiens des inculpés du 15 juin 2021. Ce texte appelle à « une désescalade de la numérisation imposée et... à ouvrir des espaces dans lesquels il soit possible de faire la critique du numérique en public. Nous appelons également à s’organiser pour résister à la numérisation. Pour cela, rejoignons les contestations des vitrines des technologies numériques :
Rappel sur le 15 juin 2021
Le 15 juin 2021, la répression antiterroriste (SDAT, GIGN, PSIG) s’abattait en Limousin sur plusieurs personnes soupçonnées d’avoir provoqué des incendies pour dénoncer le déploiement du compteur Linky, puis de la 5G.
Les chefs d’inculpation sont : destruction et dégradation de biens par explosif ou incendie commises en bande organisée (véhicules Enedis, antennes TDF et Orange), atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation (antenne militaire), association de malfaiteurs, et tracé d’inscription, signe ou dessin n’ayant entraîné qu’un dommage léger.
Les peines encourues, en fonction des chefs d’inculpation, vont de 5 à 20 ans d’emprisonnement et de 75 000 à 225 000 € d’amende.
Le procès est en attente et aura lieu vraisemblablement en 2026.