CA 343 octobre 2024
mardi 15 octobre 2024, par
Un certain nombre de rassemblements ont été organisés cet été en métropole par des membres du Mouvement des jeunes Kanak en France (MJKF) et des groupes d’extrême gauche ou libertaires pour dénoncer la répression qui a frappé des milliers de personnes en Nouvelle-Calédonie à la suite des émeutes. Ils se sont déroulés à proximité soit des prisons où se trouvent actuellement en détention provisoire cinq membres de la CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain), soit de l’endroit où sont logées deux autres de ses membres, qui ont été remises en liberté sous contrôle judiciaire et bracelet électronique. De nouveaux rassemblements ont eu lieu le 24 septembre - notamment à l’appel du collectif Solidarité pour Kanaky 67 et 68.
Un travail de recherches concernant le sort de nombreux Kanak est également effectué en métropole, car, depuis les émeutes, des familles sont sans nouvelles de proches et leur « disparition » s’explique en fait par leur transfert en France après leur interpellation. Des recherches ont d’ores et déjà permis de localiser une cinquantaine d’entre eux et de récupérer leurs numéros d’écrou pour pouvoir leur écrire.
Mais la solidarité manifestée reste très faible alors qu’il y a urgence à se mobiliser (l’audition des prisonniers kanak qui sont en métropole a commencé, à huis clos, avec celle de Dimitri Qenegei le 16 septembre au tribunal judiciaire de Lyon), et cela tient pour partie à un manque d’informations sur la situation en Nouvelle-Calédonie. Voici donc quelques pistes pour qui désire exprimer son soutien :
• Sur le site de Solidarité Kanaky figurent une présentation de cette association, un rappel des rassemblements qui ont été effectués en métropole, et un « Guide du déporté » édité pour aider les familles de détenus à entrer en contact avec eux. Solidarité Kanaky a également publié sur Mediapart, le 9 août, une tribune intitulée « Kanaky/Nouvelle-Calédonie : pour la libération des prisonniers et prisonnières de la CCAT et de tous les emprisonné∙es ! ».
• On trouve sur le site de l’AISDPK (Association information et soutien aux droits du peuple kanak) pas mal d’informations : des communiqués, une chronologie, une pétition, des articles et divers autres documents.
• Le site L’Anticapitaliste a publié un récit des émeutes fait par Mina Kherfi, représentante de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités) en France lors de l’université d’été du NPA (1).
Enfin, le comité Justice et liberté pour Kanaky a ouvert, sur HelloAsso, une « caisse de solidarité internationaliste, anticolonialiste et anticapitaliste » contre la répression actuelle dans l’archipel, « en coordination avec des mouvements locaux (syndicat, organisations de défense des droits) et des réseaux de solidarité en France ». Cette association « soutient la lutte du peuple kanak pour le respect de son droit à l’autodétermination », et « les fonds serviront à la défense légale des victimes de la répression, leurs familles, les frais d’avocat, les frais de déplacement ». Contact : jlk chez riseup.net
Vanina, le 26 septembre 2024