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40 ans après Tchernobyl, la catastrophe continue...

lundi 13 avril 2026

Tchernobyl Année 40

Samedi 25 avril 2026 à Paris

COLLOQUE ORGANISÉ PAR Enfants de Tchernobyl Belarus
avec le soutien de Solidaires Écologie
de 13 h 30 à 18 h – à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’Eau, Paris 10°

PROGRAMME :

13 h 30 – Accueil des participants
14 h 00 – Projection du film « Belrad 2015 » de Michel et Mona Hugot (24 mn)


14 h 30 – 1ère Table ronde : Situation sociale et sanitaire des territoires contaminés, retour d’expérience sur la gestion des crises radiologiques avec la participation de Marion Jeambrun (Criirad), Marc Denis (GSIEN), Yves Lenoir (Enfants de Tchernobyl Belarus), Sylvie Diallo (Coordination Idf), Pierre Barbey (ACRO) – modération Nicolas Eprendre. Suivi d’un débat avec la salle.

  • mise à jour rapide des informations présentées dans le film ;
  • Il est extrêmement difficile d’avoir une évaluation exhaustive des séquelles sanitaires selon les pratiques scientifiques, en raison de la complexité des analyses, du secret maintenu sur des données cruciales (dans l’ex-URSS – et dans une moindre mesure au Japon), et de l’imperium de l’UNSCEAR sur le tri des publications ;
  • la prise en compte du retour d’expérience est insuffisante, tant pour l’amélioration de la sûreté des installations que pour la gestion de la crise radiologique (plans d’interventions, stress tests, grand carénage, déchets nucléaires etc) ;

    15 h 45 – Intermède musical, pause café, gâteaux


16 h 30 – 2ème Table ronde : Stratégies énergétiques nationales et prise en compte des probabilités d’un accident majeur, rôle des organismes internationaux avec la participation de Bernard Laponche (Global Chance), Pauline Boyer (Greenpeace), Thierry Salomon (négaWatt), Kolin Kobayashi (Enfants de Tchernobyl Belarus) – modération Laure Noualhat. Suivi d’un débat avec la salle.

  • en continuité historique, qu’attendre de la gestion d’une crise radiologique majeure dans nos pays où l’on prolonge de vieilles centrales en les modifiant pour augmenter leur puissance et se lance dans des programmes précipités tels que EPR2 et SMR ;
  • l’argument de l’urgence à agir (pénuries en vue, changement climatique) est massivement utilisé pour promouvoir le nucléaire. Le risque d’accident majeur est en fait nié tout en étant refoulé. On fait comme si un événement catastrophique relevait de la catégorie de « l’improbabilité infinie » ;

Le tract du colloque à télécharger ici :
La version à imprimer (deux tracts par A4 R/V)
La réservation, gratuite, est recommandée, est à faire ici

Enfants de Tchernobyl Belarus

40 ans après Tchernobyl, la catastrophe continue...

Pour les « liquidateurs » [1] c’est plus de 100 000 morts et plus de 200 000 invalides, et pour les populations exposées à la contamination le bilan (serait déjà selon les estimations) probablement supérieur à 985 000 de morts à travers le monde.

Par l’intermédiaire de son ambassade à Paris, l’Ukraine qui a engagé 250 000 liquidateurs à Tchernobyl, communique à la presse qu’en 2004, 84% des liquidateurs sont malades. En janvier 2010, l’Académie des sciences de New York (NYAS) a publié le recueil (sous la direction d’Alexei Yablokov) le plus complet de données scientifiques concernant la nature et l’étendue des dommages infligés aux êtres humains et à l’environnement à la suite de l’accident de Tchernobyl « Chernobyl : Consequences of the catastrophe for people and the environment ». Cet ouvrage (dont on peut lire en PDF la traduction de la 5ème édition) met à la disposition du lecteur une grande quantité d’études collectées dans les pays les plus touchés : la Biélorussie, la Russie et l’Ukraine (voir "Leçons de Tchernobyl" 22mn (youtube) réalisée à l’occasion du symposium organisé par la fondation Helen Caldicott en Mars 2013 à New York).

Les auteurs estiment que les émissions radioactives du réacteur en feu ont atteint dix milliards de curies, soit deux cents fois les retombées des bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki, que sur les 830 000 « liquidateurs » intervenus sur le site après les faits, 112 000 à 125 000 sont morts, et que le nombre de décès à travers le monde attribuables aux retombées de l’accident, entre 1986 et 2004, est de 985 000, un chiffre qui a encore augmenté depuis cette date.

Voir en ligne : info nucléaire

Notes

[1d’après différentes sources sur les liquidateurs envoyés à Tchernobyl : Ukraine 305 à 360 000 - Russie 250 à 284 000 - Belarus 130 000 - Lettonie > 6 500 - Lithuanie > 7 000 - Estonie 4 833 - Kazakhstan 32 000 - Arménie 3 000 - reste de l’URSS 35 000

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