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25 juillet – 1er août 2015

RENCONTRES LIBERTAIRES d’Eychenat en Ariège

Attention ! Le débat du 1er août a été changé (voir programme ci-dessous)

samedi 25 juillet 2015, par ocl-lyon

L’Organisation Communiste Libertaire organise chaque été dans l’Ariège, à Eychenat, commune d’Esplas de Sérou entre Saint Girons et Foix, des journées de rencontres et de débats.
Ces rencontres, ouvertes à celles et ceux que les thèmes proposés intéressent, se déroulent dans un local mis à disposition sur une ferme en activité. Il ne s’agit pas d’une université d’été où l’on écouterait la bonne parole. Nous souhaitons ouvrir un espace de dialogue, d’échange formel comme informel. Les débats ont lieu le soir, après le repas à 21 heures. Les journées offrant de vastes temps libres, des thèmes de débat peuvent être proposés dans l’après-midi.
Vidéothèque, librairie et tables de presse sont consultables la journée.
La vie quotidienne est collective : les repas sont pris en commun et confectionnés par des équipes tournantes ; les autres tâches sont également assurées par rotation.


Samedi 25 juillet : Situation sociale et politique

Dimanche 26 juillet (après-midi) : Le FN
Il est le seul parti qui ne connaît pas la crise du militantisme. Depuis quelques années de nouveaux militants y viennent, issus de différentes couches sociales. Il est évident que le rapport avec ces gens ne peut être le même que celui des fachos traditionnels. A partir de l’écoute d’une enquête radio diffusée sur France Culture dans l’émission Les pieds sur terre (voir CA n° 250, mai 2015, p.4).

Dimanche 26 juillet (soirée) : Comment faire renouer avec le désir d’un changement social porteur d’émancipation ?
Depuis qu’elle a accédé au pouvoir en France, la « gauche » mène, à son habitude, une politique ultralibérale qui réduit à la misère les couches populaires et précarise des fractions toujours plus larges de « classes moyennes », tandis que les riches continuent de s’enrichir ; elle mène aussi, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, une politique ultrarépressive qui réduit méthodiquement les libertés d’expression et de circulation.
Comme toujours quand cette « gauche » gouverne, les syndicats et partis sur lesquels elle s’appuie s’emploient à neutraliser la contestation. Loin de créer dans la rue et dans les entreprises une dynamique d’opposition à la mesure des attaques subies, le mécontentement se traduit pour l’essentiel par un vote protestataire sous forme d’abstentions ou de voix au Front national : les mobilisations d’envergure visant à défendre la justice sociale face à l’accentuation de l’exploitation capitaliste tardent à se développer, et tant l’extrême gauche que les anarchistes voient leurs forces et audience décroître. Dans le même temps, les idées réactionnaires et racistes retrouvent de la vigueur grâce au rejet viscéral que provoquent les « sujets de société » mis en avant par le gouvernement.
Autant d’éléments qu’il importe d’analyser : en France, comme ailleurs dans le monde, pourquoi le mal-être et le désir d’un changement social débouchent-ils plus facilement sur la recherche de boucs émissaires parmi d’autres exploité-e-s que sur le développement d’une solidarité et d’un internationalisme contre les exploiteurs, et comment inverser la donne afin d’aboutir à un changement de société porteur d’émancipation ?


Lundi 27 juillet : La société dite sécuritaire et la surveillance tous azimuts.
Que le pouvoir d’Etat soit géré hier par la bande à Sarkozy et aujourd’hui par le PS, les lois sécuritaires et leurs applications concrètes pleuvent et touchent tous les aspects de notre vie individuelle et sociale. Dans leur contestation, sont très souvent mises en avant les atteintes à la liberté des individus, aux droits de l’Homme, à l’Etat de Droit… à des valeurs qui sont, pourtant, à interroger ! En fait, cette société sécuritaire ne vise-t-elle pas, en tout premier lieu, tout ce qui est ou risque d’être collectif et porteur de valeurs qui contestent cette société impliquant le repli sur soi, l’individualisme et l’isolement social ? Alors, quelles réponses collectives ?

Mardi 28 juillet : Projection à Esplas de Sérou de “THE LAB”, film documentaire de Yotam Feldman.
L’industrie militaire israélienne : du business avec du sang. Yotam Feldman dévoile l’industrie militaire israélienne et son fonctionnement ; il interviewe des protagonistes majeurs du marché israélien de la sécurité. Il met en évidence le rôle de l’industrie au sein de la société et de l’économie israéliennes. Durant les dernières années, les exportations militaires israéliennes ont atteint le niveau sans précédent de 7 milliards de dollars par an. 20% des exportations israéliennes sont militaires ou d’ordre militaire et Israël est maintenant le quatrième plus gros exportateur de matériel militaire. L’industrie militaro-industrielle israélienne développe et teste de nouvelles armes. Les médecins palestiniens, en soignant les victimes d’attaques israéliennes, découvrent souvent de nouveaux types de blessures.

Mercredi 29 juillet : Antisionisme / antisémitisme, à qui profite l’amalgame ?
La guerre que mènent les dirigeants israéliens contre le peuple palestinien n’est ni raciale, ni religieuse, ni communautaire. C’est une guerre coloniale. Il faut dire les mots qui désignent ce que subissent les Palestiniens : occupation, colonisation, discriminations, apartheid, nettoyage ethnique, crimes de guerre. A la base de cette situation insupportable, il y a une idéologie, le sionisme. C’est une théorie de la séparation qui proclame que Juifs et non-Juifs ne peuvent pas vivre ensemble. Les sionistes ont toujours eu comme projet d’expulser les Palestiniens ou d’en faire les "Indiens" du Proche-Orient, parqués dans leurs réserves et privés de tout droit. Les sionistes instrumentalisent l’antisémitisme en considérant que toute critique d’Israël est antisémite. C’est leur ultime défense pour continuer à violer le droit international.
Débat animé par Pierre Stambul, coprésident de l’UJFP et membre de BDS France Toulouse.

Jeudi 30 juillet : Du repli identitaire et tribal en milieu « radical »
Le manque d’impacts des mouvements révolutionnaire et anarchiste sur la société induisent des comportements et des interventions de plus en plus basés sur la morale. On y trace des frontières, des barrières protectrices entre le bien et le mal, un « politiquement correct » délimite les « bonnes lignes de fracture ». On y reproduit le célèbre « le parti se renforce en s’épurant ». Les mots utilisés prennent plus d’importance que le fond, le contenant que le contenu. La liste des “anti-ismes” « dont il faut être » pour faire partie de la tribu s’allonge de semaine en semaine, donnant l’illusion d’une large prise en compte du monde alors qu’elle ne signifie qu’une construction frileuse et apeurée d’une muraille contre l’ennemi qui serait à nos portes (et même infiltré chez nous !). L’anticapitalisme n’est plus qu’un “isme” parmi tous les autres, perdant tout sens globalisant et reléguant l’exploitation au rang d’une oppression particulière comme une autre. Le communisme, évidemment, devient presque un gros mot.
On peut être taxé d’antisémitisme si on est antisioniste, de sexiste si on rejette les néo-théories du genre, de facho si on est spéciste, de maquereau si on n’est pas abolitionniste, de libéral si on défend la liberté d’expression même pour ses ennemis.
Certes il ne s’agit pas simplement d’énumérer à l’infini ces exemples mais, tout en les nommant, d’essayer de comprendre sur quoi ces névroses se fondent pour se développer. En tout cas sur une énorme difficulté à exister politiquement et collectivement DANS la société et non en dehors de l’existant. Il faut ouvrir les fenêtres et sortir de l’aquarium tribal.

Vendredi 31 juillet : Luttes de sites contre des grands chantiers et ZAD
Leur place par rapport à la lutte anticapitaliste ; sont-elles les nouveaux « lieux centraux » de la lutte de classe ?

Samedi 1er août : La situation des Kurdes
Leur histoire, leurs luttes. Avec un point sur l’actualité des combats contre Da’esh à Kobané ;
le projet politique d’un état autogéré : le Rojava ; les réfugié-es kurdes dans le monde.
Débat animé par Ahmet ALIM, représentant de la communauté kurde de Toulouse.

["Quartiers urbains populaires et question sociale" a été annulé]

Certaines dates de débat peuvent changer. L’information sera accessible sur ce site : oclibertaire.free.fr.

Pour s’inscrire, écrire à oclibertaire chez hotmail.com. Il est nécessaire de prévenir de votre arrivée au moins 48h à l’avance afin d’organiser l’accueil et les repas en appelant directement sur place le 05 61 65 80 16 (ligne ouverte du 24 juillet au 2 août).

TARIFS JOURNALIERS EN FONCTION DES REVENUS

Revenus mensuels

inférieurs à 400 euros : 5 euros

entre 400 et 700 euros : 7 euros

entre 700 et 800 euros : 8 euros

entre 800 et 900 euros : 9 euros

entre 900 et 1 100 euros : 10 euros

entre 1 100 et 1 200 euros : 12 euros

entre 1 200 et 1 500 euros : 14 euros

entre 1500 et 2000 euros : 18 euros

supérieurs à 2000 euros : 20 euros


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