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BERLIN Revendication anonyme du sabotage

jeudi 18 décembre 2008

Le montage médiatico-policier du ministre de l’Intérieur Alliot-Marie se dégonfle de plus en plus. L’article du Tageszeitung du 10 novembre (ci-dessous) opportunément passé sous silence depuis plus d’un mois par la presse française dans son ensemble renforce encore s’il le fallait l’inanité de la thèse du complot terroriste, monté autour des gens de Tarnac.

BERLIN
Revendication anonyme du sabotage de voies ferrées en France, en Allemagne
Par AFP, publié le 15/12/2008 à 18:14

BERLIN - Des anonymes ont revendiqué dans une lettre en allemand au quotidien de
gauche berlinois Tageszeitung des actes de sabotage contre des lignes de chemin
de fer en France et en Allemagne en novembre.

Le 10 novembre 2008 sur la ligne TGV entre Perpignan et Narbonne, où le service
avait été perturbé par le sabotage d’une caténaire
"Parce que nous en avons ras le bol, nous avons dirigé aujourd’hui aux aurores
notre colère contre les lignes de transport de (déchets) nucléaires", écrivent
les auteurs de cette missive reçue mi-novembre par la TAZ, dont l’AFP a eu
copie.

Le week-end du 11 novembre, retardé par d’énormes manifestations, un convoi de
déchets nucléaires retraités en France avait mis plus de trois jours pour
arriver à un centre de stockage du nord de l’Allemagne.

"Avec des incendies criminels et des crochets métalliques, nous avons donné le
signal de notre résistance sur les lignes Paris-Strasbourg, Paris-Lille,
Paris-Rhône-Alpes, Paris Bourgogne, Ludwigshafen-Mayence (ouest), Kassel-région
de la Ruhr (centre et ouest), région de la Ruhr-Hanovre (idem), Brême-Hambourg
(nord) et plusieurs lignes des environs de Berlin", poursuit cette lettre.

Le Tageszeitung a décidé de ne pas publier le document car "nous ne l’avons pas
trouvé assez intéressant d’un point de vue journalistique", a expliqué la
rédactrice en chef Bascha Mika à l’AFP.

La correspondante à Paris du quotidien a simplement évoqué la lettre dans un
article samedi sur l’enquête française.

"Nous ne l’avons transmis à personne et aucune autorité ne nous a jusqu’à
présent interrogés à ce sujet", a ajouté Mme Mika.

Ses auteurs signent "En souvenir de Sebastian" (sic), probablement en référence
à Sébastien Briat, un jeune militant antinucléaire mort écrasé le 7 novembre
2004 en Lorraine par un train "Castor" chargé de déchets nucléaires allemands à
destination de La Hague (ouest de la France).

"Au vu de la dimension politique des continuels foutage de gueule,
abrutissement, contamination et paupérisation, nous appelons à la compréhension
bienveillante des passagers des trains", écrivent-ils.

La police française enquête sur des actes de sabotage commis en novembre contre
les chemins de fer français, qui ont entraîné de fortes perturbations. Le mode
opératoire est d’accrocher un fer à béton dans la caténaire.

Le parquet soupçonne un groupe français anarcho-autonome auto baptisé "cellule
invisible" autour de leur chef présumé Julien Coupat, d’être à l’origine de ces
dégradations.

Neuf personnes ont été mises en examen, dont deux sont encore en détention, et
les sept autres sous contrôle judiciaire.

Au début de l’enquête, la ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie
avait estimé que "ce mouvement ultra-gauche a des liens avec cinq pays européens
(Belgique, Allemagne, Italie, Grèce et Grande-Bretagne) et avec d’autres pays
non européens".

Toutefois, ce sont des liens "plus idéologiques qu’organisationnels" avec des
groupes dans ces pays, avaient précisé des sources françaises.

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