Accueil > ... > Forum 440
Contre le fascisme : quelle stratégie ?
Un message, un commentaire ?
Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.
Je ne pensais pas trouver là le recyclage d’un vieux texte de la CNT-AIT qui tombe comme un cheveu dans la soupe à propos des "antifa" actuels, qui sont devenus une mouvance idéologique autoritaire, structurée, faisant la chasse aux déviants et préférant s’en prendre aux fachos qu’à l’Etat.
Ce vieux texte de la CNT-AIT, abondamment diffusé entre autres sur Indymedia, nous parlait de tout autre chose, et se voulait avant tout un règlement de comptes avec le reste du mouvement anarchiste à partir d’un événement local. Il a d’ailleurs suscité de nombreux commentaires :
Tout ça, c’est à cause du chien !
Si on laisse rentrer des chiens dans les comités de soutien, ça fout le bordel !
Mais, malgré le chien, la solidarité n’aura pas été totalement inutile puisqu’elle a permis une nouvelle analyse politique de la CNT-AIT qui restera, comme les précédentes, dans les annales de la mouvance révolutionnaire.
La CNT-AIT n’organise pas beaucoup de choses susceptibles de mal tourner ; par contre, en ce qui concerne la critique des actions des AUTRES, elle est intarissable. Les véritables révolutionnaires, pour leur part, préfèrent la rotation des tâches, et sont tout autant capables d’agir que de critiquer leurs propres actions.
L’analyse historique (très approximative) du SCALP était suffisamment jésuitique par ses allusions pour ne rien laisser présager de bon pour la suite : on n’a donc pas été déçus !
“Il s’agissait d’entraîner la "base" à un affrontement bien préparé par une minorité.”
“Dans toute la France, on parlait du Scalp... et du FN, lequel, pour la première fois de son histoire, allait atteindre quelques jours plus tard le score de 11 pour cent à des élections nationales” ! ! ! ! ! !
“pendant près de 25 ans, sur ce thème il allait se vendre des T-shirts et des bières, des chansons et des badges,... en entretenant ainsi un espèce de mythe de "l’antifa-radical" (antifascisme radical) ; le tout aboutissant à un folklore viriliste.”
Si toutes ces pratiques gauchistes, virilistes et irresponsables des antifascites ont été si brillamment analysées par la CNT-AIT, on peut se demander pourquoi leurs militants se trouvaient dans une manif anti-Mégret en 1997, au point que l’un d’eux s’est fait piéger et a été arrêté. Et que la solidarité à son égard s’est manifestée sur les mêmes bases “antifascistes” qu’ils reprochent aujourd’hui aux autres.
Pourquoi l’antifascisme ? Sûrement pas par choix idéologique, mais pour avoir le maximum de chances de les faire sortir. Dans un cas comme dans l’autre.
On peut difficilement rendre ceux qui appelaient à la manif responsables des affrontements qui ont suivi et qui étaient en grande partie spontanés. Par contre, il est particulièrement hypocrite de reprocher à des militants leur goût immodéré pour les services d’ordre et en même temps leur reprocher de laisser les manifestants aller au casse-pipe !
Une critique de l’antifascisme reste à faire, de même d’ailleurs qu’une critique de l’électoralisme ET de l’antiélectoralisme, et d’autres sujets encore. Mais par des gens sérieux, pas par des donneurs de leçons.
Amener un CHIEN au local du CHAT NOIR : ça devait mal finir ...
http://toulouse.indymedia.org/?page...