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Rencontres libertaires du Quercy 2022 :
19 au 24 juillet

dimanche 26 juin 2022, par Administrateur OCL Web


Les rencontres libertaires que l’OCL propose chaque été sont prévues cette année encore – du mardi 19 au dimanche 24 juillet inclus – dans les coteaux du Quercy, à trente minutes au nord de Montauban ou au sud de Cahors, à une heure de Toulouse.

Elles sont un espace d’échanges sur nos investissements militants, c’est pourquoi elles sont ouvertes à toutes les personnes que les débats prévus intéressent ; dans les espaces laissés libres par le programme, d’autres discussions pourront être proposées pour partager une expérience ou présenter une lutte particulière.
Nous camperons sur le terrain arboré d’un gîte, et nous bénéficierons de ses installations pour collectivités. Il y aura également là des tables de presse, ainsi qu’une vidéothèque composée de films sur des luttes d’hier et d’aujourd’hui. En ce qui concerne la vie quotidienne et la gestion des rencontres, les repas et le ménage seront comme d’habitude assurés par des équipes qui changeront chaque jour. Les tarifs pour les repas et la participation aux frais de location des lieux seront établis en fonction des revenus.

19 juillet

- Après-midi : Place des migrants en France
L’accueil réservé aux migrant·es en France est caractérisé par le déni des droits élémentaires (logement, travail, subsistance) et par des situations inhumaines savamment orchestrées par des lois successives (21 lois sur le droit d’entrée et le séjour, de la « loi Pasqua » de 1986 à la « loi Collomb » de 2018). 
Si ces questions sont principalement abordées sous l’angle des valeurs morales, elles sont indissociables du fonctionnement du capitalisme, des États et des frontières.
Il nous faut donc replacer l’immigration au cœur du débat politique pour évacuer les phantasmes racistes et xénophobes comme les replis communautaristes, et faire reconnaître la place des migrant·es dans la structure de classe de la société française, pour espérer faire comprendre l’intérêt commun des prolétaires à lutter partout ensemble contre leur exploitation.

- Soir : La situation politique et sociale en France
Les élections laissent sans surprise au pouvoir le macronisme. La France Insoumise présentait un programme en direction des classes populaires qui a pu susciter un espoir même dans nos rangs. Mélenchon a lancé la création d’une grosse alliance menant à des négociations d’épiciers. Mais la NUPES est-elle vraiment une force d’opposition au sein de l’Assemblée nationale ou une simple recomposition de la social-démocratie ? Malgré son programme social et écologique plus radical, la NUPES fera-t-elle la révolution à l’Assemblée nationale ou dans la rue si celle-ci s’agite ? Un coup de bâton, qu’il vienne de la gauche ou de la droite de la bourgeoisie reste un coup de bâton porté aux travailleurs. Sous quelle forme peut-on espérer le sursaut du mouvement social à la rentrée ? Comment les travailleurs vont-ils s’organiser contre 5 nouvelles années de casse sociale ? Face à la perte réelle de pouvoir d’achat qui se profile, de quelle couleur seront les gilets à rentrée ?

20 juillet

- Après-midi : Politique de la France en Françafrique et la déconfiture au Mali
La France a perdu pied au Mali et semble vaciller dans ses autres ex(?)-colonies d’Afrique. Ceci devrait nous réjouir. Ne nous laissons pas impressionner par une guerre de propagande qui se focalise sur les exactions de Wagner comme si la France n’était coupable ni de crime de guerre ni de crime contre l’humanité (ou au minimum de complicité). Cette guerre de propagande est particulièrement intense en ce moment de part et d’autre. Pour essayer de s’y retrouver, il faut tordre le cou à pas mal de clichés qui circulent y compris dans nos propres milieux. Dans tous les cas, il se passe des choses importantes là-bas que nous ne pouvons ignorer ici.

- Soir : Qu’est-ce que pour nous la révolution au XXIe siècle ?
Depuis l’offensive du mouvement des Gilets jaunes, la question révolutionnaire flotte à nouveau dans l’air. Mais cette offensive a été défaite. Nous avons perdu une nouvelle fois. Une question s’impose alors : comment vaincre, comment gagner ? Nous parlerons donc de la révolution, autour de deux livres : Pour un anarchisme révolutionnaire du collectif Mur par Mur et Soulèvement de Mirasol, mais il ne s’agira pas de faire une discussion livresque sur la révolution. Aujourd’hui, et particulièrement dans le contexte de crise permanente et d’inflation galopante, l’enjeu est de parler de stratégie et d’intervention dans une perspective révolutionnaire, car affirmer la révolution est insuffisant. Plus que cela, c’est en général une position de repli pour les périodes de défaites. Or, l’heure est à la perspective de la victoire.

21 juillet

- Après-midi : Première partie de la commission journal de Courant alternatif
Nous ferons un bilan des numéros parus cette année, de la trésorerie, des abonnements, de la diffusion en librairie et en manifestation. Quelles sont les initiatives à prendre pour une meilleure diffusion et de nouveaux abonnements ? Critique du N°321 de juin.

- Soir : Ukraine
Pour ceux qui l’avaient oublié, l’invasion de l’Ukraine par la Fédération de Russie rappelle cruellement que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ». Si les indices d’une montée des impérialismes s’accumulaient depuis 2014, la guerre en Ukraine sonne comme un rappel de l’Histoire à des populations occidentales qui, par cynisme, lâcheté ou confort, avaient oublié son sens tragique. En attendant, ceux qui payent la casse sont toujours les mêmes, les prolétaires : accentuation de la crise, compétition internationale et exploitation accrues, inflation, augmentation des budgets militaires (chars lourds/salaires légers). D’autant plus que le mouvement antiguerre semble être aphone et embringué dans les
tourbillons de propagande des deux camps.
Notre discussion sera une tentative de tirer des perspectives de la situation actuelle.

22 juillet

- Après-midi : Projection du film "Le dossier Plogoff"
Un film-reportage de François Jacquemain sorti en 1980 puis dépoussiéré en 2017 par Synaps Collectif Audiovisuel.   
Nous pourrons revenir sur les mobilisations massives des années 70-82 ; ce film étant un outil de débat au service des luttes futures contre l’énergie nucléaire.

- Soir : Le nucléaire – perpétuelle fuite en avant
La situation actuelle est très préoccupante : le système d’entreposage des combustibles usagés s’approche dangereusement de la saturation, détection de problèmes de corrosion dans les circuits d’injection de sûreté et/ou de refroidissement dans au moins une dizaine de centrales aujourd’hui à l’arrêt, problème de sécheresse mettant en danger le refroidissement de certaines centrales, etc.
Et pourtant le pouvoir de l’État français prévoit la poursuite de fonctionnement du plus grand nombre possible de réacteurs au-delà de 60 ans, la construction d’au moins 6 nouveaux EPR (alors que le seul EPR en chantier en France accuse déjà un retard de 11 ans) sans oublier de petits réacteurs...
Face à cette perpétuelle fuite en avant, qui peut toujours déboucher sur un accident, cette fois-ci en France, un mouvement social antinucléaire peut-il renaître ?

23 juillet

- Après-midi : Projection du film « Fedayin, le combat de Georges Abdallah » et Palestine/Israël

Au-delà de l’acharnement judiciaire et politique dont Georges Abdallah est victime, le film retrace une vie de résistance à travers une série d’entretiens au Liban, à la rencontre de sa famille, ses proches et ses anciens camarades, mais également en Europe avec son avocat, ses soutiens et des personnes qui l’ont côtoyé.
Ce film documentaire réalisé par le collectif Vacarme(s) Films ambitionne d’être un outil pour mieux comprendre le contexte politique et social dans lequel s’inscrit le combat de Georges Abdallah. Un engagement qu’il paie encore aujourd’hui par un maintien en détention alors qu’il est libérable depuis 1999. Enfin, ce film n’aurait jamais vu le jour sans la relation politique qu’entretiennent plusieurs membres de Vacarme(s) Films avec Georges Abdallah et l’engagement d’une décennie dans la campagne pour sa libération.

Amnesty International a qualifié Israël d’État d’apartheid après de nombreux rapports qui allaient dans le même sens.
Cela ne change rien au rouleau compresseur colonial. Israël assume. Son armée donne l’assaut au camp de Jénine, tue une journaliste, attaque le cortège des obsèques. Il y a de vagues déclarations sur cette violence sans limites, mais pas de sanctions et la complicité de l’Occident et des dirigeants arabes continue.
Pourtant, la société palestinienne ne se résigne pas et résiste par tous les moyens.
Et en France, la tentative du pouvoir de criminaliser le boycott et l’antisionisme a subi des défaites à répétition.

- Soir : La lutte antifasciste/Extrême droite
Il ne fait aucun doute que le fascisme est intimement lié au capitalisme, et que par conséquent une lutte antifasciste qui ne serait pas anticapitaliste ne serait qu’une escroquerie de plus dans le champ de la politicaillerie. Si bien que toute alliance et tout front, avec des forces qui acceptent le capitalisme pour lutter contre le fascisme sont voués à des échecs retentissants et ne font que renforcer la division de la société en classes. Mais refuser fronts et alliances de classe ne nous garantit nullement une victoire contre l’ordre totalitaire qui se dessine. On a un peu oublié ce que fut le fascisme : la réponse du capitalisme à une situation précise dans l’histoire. Ce dernier a plus d’une corde à son arc pour assurer sa domination absolue dans la période actuelle : de nouvelles armes (en particulier technologiques) ont été peaufinées pour assurer un contrôle social encore plus efficace, pour diviser les prolétaires et assujettir les cerveaux. Évitons de réduire l’antifascisme à une simple lutte contre l’extrême droite ou à un passeport attestant d’une ligne politique vertueuse.

24 juillet

- Après-midi : Seconde partie de la commission journal de Courant alternatif   
Préparation du n°323 d’octobre : souhaits et propositions, répartition des Commissions Journal pour l’année.

- Soir : Luttes et résistances à l’aménagement du territoire
Pour le capital, la campagne est destinée à n’être qu’un vaste garde-manger pour les villes, des infrastructures économiques liées au tourisme (cabanes, aéroport, center park), un espace où se déployer pour l’agro-industrie (bassines, méthaniseurs, champs OGM), le commerce (centres commerciaux) ou la production d’énergie (transformateurs électriques, éoliennes, fermes photovoltaïques, nucléaire). Bien sûr, les habitants de ladite campagne, et ceux qui s’en font une autre idée la défendent pour préserver ou retrouver un espace de vie à part entière.
Globalement, ces luttes sont écologistes ET sociales : elles piochent dans divers champs d’idées desquelles nous pourrons discuter, au rang desquelles l’écologie environnementaliste, l’écoféminisme, l’écologie radicale, l’anti-industrialisme…
Dans tout ce bordel, il nous faut une utopie : doit-on discuter d’un communisme libertaire et agraire, quitte à réhabiliter les communes paysannes chinoises ? Ou plus prosaïquement réfléchir à un rapport à la technique et à la production maîtrisable, partir des noyaux paysans existants pour tracer une perspective en rupture avec l’agrocapitalisme qui va se déchaîner comme jamais, face à la double impasse climat - génération agricole sur le départ.

Réservez les dates et contactez nous pour plus de détails

Rencontres libertaires du Quercy 2022
téléchargez le 4 pages de présentation des rencontres 2022

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