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Marseille

Solidarité avec Mille Babords

communiqué de Mille Babord et de l’OCL

mercredi 23 novembre 2016, par admi2


Communiqué de Mille Bâbords suite à l’attaque de la réunion du 28 octobre dans son local

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Vendredi 28 octobre 2016 avait lieu à Mille Bâbords un débat à partir du texte « Jusqu’ici tout va bien  » dans le cadre d’une soirée intitulée « S’opposer au racialisme  : discussion ». Dès le départ de la soirée, un groupe de personnes a fait violemment irruption dans le local dans le but d’empêcher le débat, en hurlant notamment « La discussion n’aura pas lieu  ». Voir le tract laissé sur place.

Résultats  : livres et revues piétinés, affiches arrachées, tables renversées, coups et menaces, utilisation de gazeuse, vitrine brisée volontairement...
Depuis 16 ans que Mille Bâbords existe et que des débats (très) contradictoires s’y déroulent, c’est la première fois qu’une attaque physique se substitue à l’échange d’arguments même vifs. Indépendamment de la question de fond, les méthodes mises en œuvre sont inacceptables.
Quelle que soit la discussion, la porte reste ouverte dans le respect des personnes et des objectifs mentionnés dans la charte  : « Le champ que Mille Bâbords se propose de couvrir est celui de toutes les pensées et mouvements engagés dans une critique et une lutte contre les différentes formes d’exploitation, d’oppression, d’injustice, d’aliénation physique et morale.  »

Dans ce cadre, et en accord avec la multiplicité des positionnements politiques des membres de l’équipe de Mille Bâbords, l’association se refuse à s’inscrire dans un courant politique particulier. Elle continuera à accueillir des débats et événements en adéquation avec sa charte.
Les personnes qui se reconnaissent dans le projet de Mille Bâbords peuvent manifester leur solidarité morale et/ou financière. Nous ne solliciterons pas notre assurance – les dégâts s’élevant à plusieurs centaines d’euros – qui exigerait un dépôt de plainte auquel nous nous refusons évidemment.

L’équipe de Mille Bâbords, Marseille le 30 octobre 2016

Communiqué OCL en solidarité avec Mille Bâbords

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Le 28 octobre 2016, rue Consolat à Marseille, une discussion était organisée autour d’un texte intitulé "Jusqu’ici tout va bien". Une trentaine d’individu(e)s a tenté d’empêcher la tenue de celle-ci. Devant l’échec de cette tentative perturbateurs et perturbatrices se sont retiré(e)s non sans avoir agressé physiquement quelques personnes présentes, dégradé le matériel de bureau et les livres de la bibliothèque, et, acte de bravoure final, descendu la baie vitrée du local.

L’Organisation Communiste Libertaire tient à apporter son soutien politique, matériel et financier, sans conditions aucune, au collectif Mille Bâbords. Elle invite toutes celles et tous ceux qui se reconnaîtraient dans cette démarche à faire de même.

Nous tenons également à rappeler que quelque soient les désaccords politiques l’intimidation et les violences physiques dans les espaces d’expression libertaire ne sont pas tolérables. Les débats, même virulents, doivent pouvoir se tenir. Il est tout aussi intolérable de s’en prendre à des lieux, des espaces collectifs. Faut-il rappeler que Mille Bâbords accueille, sans exclusive, depuis plus de 15 ans tous les collectifs s’inscrivant dans une démarche de critique sociale.

Au delà de cet épisode, c’est aussi le climat délétère régnant dans une partie de notre milieu qui est à interroger. Depuis quelques années, les "incidents" de ce genre se multiplient. Certains et certaines s’arrogent ainsi autoritairement le droit de décider pour les autres des sujets qu’ils et elles sont, ou non, autorisé(e)s à débattre. Avec l’attaque de Mille Bâbords, une nouvelle étape dans l’escalade vient encore d’être franchie. Il est largement temps que cela cesse, avant que nous ayons à déplorer plus que d’inadmissibles dégats matériels.

Organisation communiste libertaire

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9 Messages

  • Solidarité avec les racisé-es

    24 novembre 2016 20:01

    Parce que traiter les racisés de racistes, les qualifier d’"immonde" ou leur donner injonction de "go home", c’est tolérable ? Faut pas trop s’étonner non plus... Quant à ce qui s’est passé, les témoignages divergent.

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    • Solidarité avec les racisé-es 14 décembre 2016 00:58, par Chuncho

      Non seulement les témoignages divergent, mais ils sont carrément contradictoires. Il est assez lamentable de voir l’OCL suivre la horde des « anti-racialisateurs » avant même de se renseigner sur ce qui s’est passé. Besoin de ne pas se couper de la mouvance libertaire respectable ? Mais c’est un mauvais calcul, comme d’habitude : en prenant comme parole d’évangile la propagande des « anti-racialisateurs », l’OCL ne fait que suivre les traces des « anarchistes » new look comme Non Fides, Coleman, CNT-AIT et autres FA. On verra bien où ça va la mener…

      Avec un minimum d’esprit critique et de rigueur politique, l’OCL aurait pu consulter d’autres sources et d’autres points de vue moins caricaturaux, et ils ne manquent pas, on les trouve un peu partout :

      "Pourquoi les "anti-racialisateurs" (mais aussi Mille Bâbords, MIA et celleux qui les soutiennent) font partie du problème... et non de la solution

      « Depuis plus d’un an une campagne politique acharnée et réactionnaire est menée par les « anti-racialisateurs ». Diffusion de textes, brochures, émission de radio, collage, perturbations.

      Ielles ont la prétention (et le culot) de se présenter en fins connaisseurs des mouvements politiques qui luttent contre le racisme et comme si ces questions politiques leurs tenaient vraiment à cœur.

      S’autoproclamant comme les vrais révolutionnaires et les vrais anti-racistes, ielles sont parties en croisade pour défendre la pureté de l’idée révolutionnaire contre l’ « idéologie racialiste » (qu’ielles ont inventé de toute pièce), qui serait en train de s’infiltrer dans « les organisations et milieux politiques qui vont de l’extrême gauche jusqu’aux libertaires ».

      Cette prétendue « idéologie » n’apporterait que du confusionnisme et serait le symptôme de la perte de perspectives révolutionnaires. Elle ferait infiltrer dans ces milieux des idées racistes (camouflées en progressistes), à travers l’utilisation de mots et catégories qui viennent du pouvoir (« race ») ou de leurs dérivés (comme « racisé-e », etc), et qu’on devrait donc rejeter en bloc si on est des vrais.

      Ielles essaient de nous faire croire que toutes les personnes qui utilisent ces mots sont pareilles et défendent le même discours. Elles sont toutes racistes. Des ennemies à combattre et à éliminer des milieux qui se veulent révolutionnaires.

      Mais tout n’est pas perdu, vu qu’ielles sont arrivées pour sauver et pour défendre ces milieux !
      Alors vite, il faut faire comprendre à tout le monde qu’à cet endroit-là se situerait le point de rupture, autour duquel il y a urgence à se positionner, pour se donner la possibilité de rouvrir des vraies perspectives révolutionnaires.

      Sans blague ?! Merci de nous protéger de ce grand danger, tout en essayant de nous apprendre la vie et la révolution. Bien essayé, mais raté.

      S’ielles connaissaient vraiment les mouvements anti-racistes et décoloniaux et s’ielles s’intéressaient vraiment aux différents systèmes d’oppression, ielles sauraient sans doute que des débats et des questionnements existent déjà autour de l’utilisation de mots créés par le pouvoir pour parler du racisme structurel et pour analyser l’oppression qui va avec. Ielles sauraient aussi que des débats existent depuis des années dans certains milieux féministes sur l’équilibre à trouver entre la volonté de mettre fin aux oppressions et la volonté de nommer et d’analyser ces mêmes oppressions ; sur comment dépasser les catégories créés par le pouvoir (qui participent à entretenir les oppressions), tout en prenant en compte le fait que ces mêmes catégories permettent aussi de nommer et d’analyser ces oppressions. Parce que ça ne suffit pas de ne plus en vouloir et de ne plus les utiliser pour que ça fasse disparaître les effets et les conséquences concrètes qu’elles produisent dans la réalité.

      Alors pas la peine de faire les messies qui apporteraient la bonne parole pour éclairer les pensées.
      Personne vous a attendu-es pour réfléchir à ces questions. Et surtout, personne n’a besoin de votre avis ni de votre validation.

      Ceci dit, je crois qu’il y a une différence fondamentale entre complexifier ou critiquer certaines applications des grilles d’analyse des oppressions et dominations, tout en voyant et en comprenant l’importance et la valeur de leurs apports, et le faire, à l’inverse, avec l’objectif de s’attaquer à ces grilles d’analyse dans leur totalité, pour les rejeter en bloc. Et c’est justement là qui se trouve le cœur du problème.

      En effet, le problème politique le plus important par rapport aux « anti-racialisateurs » n’est pas leur ignorance autour de toutes ces questions, mais leurs intentions politiques.

      C’est certes très désagréable et malvenu quand, en connaissant très mal ce dont elles parlent, ces personnes se sentent légitime non seulement de pondre des pages et de pages, faire des émissions de radio, des affiches, ect. Et, en plus, de le faire d’une manière super arrogante et méprisante.

      Mais, qui plus est, ielles vont jusqu’à traiter de « racistes » toutes les personnes qui, pour lutter contre le racisme structurel, essaient d’analyser et de critiquer la « race » comme une construction sociale utilisée pour hiérarchiser les individues sur la base de marqueurs physiques/biologiques et/ou ethno-culturels.

      À grands coups d’amalgames absurdes, de déformations des discours des autres, de raccourcis réducteurs, les « anti-racialisateurs » mettent dans le même sac toutes les personnes qui utilisent le mot « race ». De l’extrême droite au PIR, de la gauche anti-raciste aux mouvements dé-coloniaux, c’est toutes les mêmes. Aucune différence dans les idées, les analyses, les discours portés, les perspectives. Face à autant de confusionnisme, de manipulations et de mauvaise fois, on ne peut pas ne pas comprendre que leurs intérêts et intentions politiques sont toutes autres que celles qu’ielles affichent.

      Il ne faut pas être dupes. Leurs crachats confusionnistes ne visent pas à s’attaquer au racisme, qu’ielles n’utilisent, en bon politicien, que pour redorer leur pilule. Ielles sont, en réalité, en train de s’attaquer à certaines visions politiques auxquelles ielles font parfois allusion mais qu’ielles ne nomment jamais explicitement.

      Ce que les « anti-racialisateurs » sont en train de faire, c’est s’attaquer aux visions et analyses politiques qui, depuis des décennies, essaient de politiser toutes les sphères de la vie et du quotidien pour montrer que les rapports d’oppression et de domination ne se réduisent pas au seul champ économique, ni sont seulement véhiculés par l’État. Ielles sont en train de s’attaquer aux analyses qui considèrent ces rapports d’oppression et de domination comme quelque chose qui traverse tout le monde, que certaines personnes subissent en même temps que d’autre en bénéficient.

      Par la même occasion, ils s’attaquent donc aussi aux implications politiques de ces analyses : comme le fait que les « ennemis » ne sont pas seulement les bourgeois, ni seulement « les autres », les caricatures du raciste ou du macho ; comme le fait que les milieux soi-disant révolutionnaires ne sont pas en dehors de la société mais qu’ils sont aussi traversés par tout ça ; comme l’idée que c’est aux opprimé-es, en tant que groupe social, de définir l’oppression qu’ielles subissent (et donc aussi décider de comment en parler) ; comme le fait que la non-mixité soit pensée comme un outil politique d’émancipation (sans oublier que ça relève tout simplement d’une logique autoritaire de se permettre de dire à d’autres comment ielles devraient s’organiser pour lutter).

      Ces analyses sont des apports des luttes de libération et d’émancipation menées par des opprimé-es, qui ont dû se battre depuis des décennies (et ça continue encore) au sein des milieux révolutionnaires pour que leurs réalités et leurs vécus d’oppressions soient pris en compte comme quelque chose qui existe, qui est politique et qui a autant d’importance que les effets du capitalisme et de l’État. Comme une condition pour pouvoir exister entièrement dans ces mouvements révolutionnaires.

      Ces luttes ont permis de prendre conscience et de mettre en lumière l’existence de ces oppressions, c’est à dire de voir l’oppression là où on ne la voyait pas avant, parce qu’on considérait l’état des choses comme normale, comme relevant de l’ordre naturel.

      L’offensive des « anti-racialisateurs » n’est dans le fond rien de nouveau ni de très original, vu qu’elle n’est rien d’autre qu’un mouvement de « réaction », dans le sens de conservateur et réactionnaire, à l’émergence, à l’existence et au renforcement de ces visions politiques et de leurs implications. Pour ne pas devoir voir ni prendre ses responsabilités dans ces autres systèmes de dominations. Ou, pour certain-es, pour pouvoir continuer à bénéficier de ses privilèges sans avoir à se remettre en question et sans qu’on les fasse chier.

      Alors non, ce qui est en train de se jouer n’est pas un débat, tout comme ce n’est pas une guerre de chapelle ou une bataille pour l’hégémonie. C’est insultant de voir les choses de cette manière.

      Parce que vouloir nier ces oppressions, leurs effets et leurs implications, ou remettre à nouveau en question leur portée politique, n’est pas juste une opinion, mais participe pleinement de l’oppression elle-même.

      C’est pour tout cela que je considère qu’il faut réagir à leur offensive et ne pas laisser de place aux idées réactionnaires qu’ielles essaient de diffuser.
      Depuis quand, pour les révolutionnaires, tout serait discutable et entendable ?

      Non, la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords n’était pas un débat, mais la dernière étape de leur campagne politique nauséabonde.

      Face à ces crachats insultants et méprisants qui véhiculent des idées à vomir et qui puent le moisi, ça me paraît donc tout à fait compréhensible et souhaitable que des gentes décident de ne pas laisser passer cet énième affront.

      C’est pour tout cela que je comprends très bien la colère des personnes racisé-es qui sont venues à Mille Bâbords pour empêcher que la soirée ait lieu. Comme celle des autres personnes (dont je fais partie) venues pour s’opposer à ce pseudo-débat ou qui essaient de différentes manières de leur barrer le chemin.

      C’est pour tout cela que je ne soutiendrai jamais les lieux et les espaces, physiques ou virtuels, qui permettent une existence et une visibilité à ces discours gerbants.
      Parce qu’en faisant cela, ielles cautionnent ces discours. Parce qu’en faisant cela, ielles deviennent une partie du problème et non de la solution.

      Plutôt que de jouer les victimes de violences incompréhensibles et de vous étonner naïvement que des conséquences vous tombent dessus, plutôt que jouer les défenseurs de la liberté d’expression et du débat démocratique et vous poser au dessus de tout le monde, plutôt que de vous cacher derrière vos chartes remplies de mots que vous videz de leur sens et de leur profondeur politique, prenez vos responsabilités et assumez les conséquences de vos choix.

      Plutôt que de pointer la violence visible des personnes qui ripostent à une oppression, regardez déjà la violence « invisible » que vous véhiculez et dont vous ne vous rendez même pas compte tellement elle fait partie de la normalité.
      Ce n’est pas possible de limiter les analyses de la conflictualité politique et de la violence au seul champ économique. Ni de les arrêter devant votre porte.

      On ne vous laissera pas nous renvoyer dans le placard ou parmi les oublié-es de la révolution !

      une personne blanche – novembre 2016

      ps : Je ne me suis pas attardé dans ce texte sur les faits qui se sont déroulés dans la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords. Le communiqué concernant l’action menée contre la discussion prévue ce soir-là décrit déjà assez bien ce qu’il s’y est passé, contrairement aux autres textes remplis de victimisme, de mensonges et de mauvaise fois. »

      https://nantes.indymedia.org/articl...

      Des sites comme IAATA représentent peut-être moins l’orthodoxie libertaire, mais on y trouve plus d’honnêteté intellectuelle. Va-t-on les classer, comme le font l’OCL et Non Fides, dans la catégorie des « racialistes » ?

      https://iaata.info/Chronique-d-une-...

      et aussi :

      https://iaata.info/C-est-du-racisme...

      https://iaata.info/Utiliser-le-mot-...

      Ce qu’écrit l’OCL est une véritable provocation, qui fait suite aux provocations de La Discordia, en prenant fait et cause contre les racisé-e-s :

      « Au delà de cet épisode, c’est aussi le climat délétère régnant dans une partie de notre milieu qui est à interroger. Depuis quelques années, les "incidents" de ce genre se multiplient. Certains et certaines s’arrogent ainsi autoritairement le droit de décider pour les autres des sujets qu’ils et elles sont, ou non, autorisé(e)s à débattre. Avec l’attaque de Mille Bâbords, une nouvelle étape dans l’escalade vient encore d’être franchie. Il est largement temps que cela cesse, avant que nous ayons à déplorer plus que d’inadmissibles dégats matériels. »

      Peut-on faire remarquer à l’OCL que même Mille Bâbords ont fini par se rendre compte qu’ils avaient été manipulés par la bande des « anti-racialisateurs » et ont donné la parole aux racisé-e-s ? Ce serait peut-être un exemple à suivre pour ne pas être complètement discrédité.

      http://www.millebabords.org/spip.ph...

      https://mars-infos.org/a-propos-de-...

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  • Solidarité avec les racisé-e-s

    5 février 23:08, par A.T.

    Pour savoir de quoi on parle, il serait bon d’être un minimum renseigné.

    Avez-vous seulement lu le texte qui appelait au « débat » de Mille Bâbords ?

    Jusqu’ici tout va bien ?

    « On ne peut malheureusement pas encore donner tort à l’éditeur classé à l’extrême gauche du dernier pamphlet EXPLICITEMENT ANTISÉMITE d’Houria Bouteldja Les Blancs, les juifs et nous, qui n’a pas suscité de réaction à la hauteur de son CARACTÈRE IGNOBLE. Les catégories et le vocabulaire de L’IDÉOLOGIE RACIALISATRICE, repris depuis quelques temps dans les organisations et milieux politiques qui vont DE L’EXTRÊME GAUCHE JUSQU’AUX LIBERTAIRES, sont en train de devenir la norme et d’instaurer une hégémonie. Ce vocabulaire s’est imposé INSIDIEUSEMENT, sans être ni discuté ni argumenté. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui sont dans l’incapacité de soutenir politiquement ces POSITIONS INTENABLES, à part à coup D’AFFIRMATIONS TAUTOLOGIQUES ET DE FAUSSES ÉVIDENCES. Un glissement sémantique a déjà largement opéré : les termes de « race », « blancs », « non-blancs », « racisés », « racialisation », « décolonial » sont devenus du jour au lendemain des catégories d’analyse JUGÉES pertinentes, nécessaires, et sont même PROMUS comme instruments d’une perspective d’émancipation, là où NOUS y voyons une faillite catastrophique.

    Dans une époque de crise généralisée propice à la confusion, dans laquelle prospèrent des courants contre-révolutionnaires, menaçants voire meurtriers comme les rouges-bruns, les boutiquiers racistes Soral et Dieudonné ou différentes variantes de l’islam politique, CERTAINS ne trouvent donc RIEN DE MIEUX à faire que de RESSUSCITER la théorie des races en réhabilitant les assignations culturelles, sociales et religieuses dans la droite ligne de l’ethno-différentialisme de la nouvelle droite. Le retournement est allé AU POINT QUE le simple questionnement de L’IDÉOLOGIE RACIALISTE devient impossible, tant dans les réunions publiques que sur les sites internet des milieux militants, qui opèrent à cet endroit une VÉRITABLE CENSURE. L’ensemble prospère et tient notamment par un CHANTAGE À LA CULPABILITÉ que manient très bien les tenants de cette idéologie. Ironiquement, aujourd’hui, refuser les termes de « race » ou « d’islamophobie » EXPOSE À l’infamante accusation de racisme, visant à ÉTOUFFER AINSI TOUTE POSSIBILITÉ de débat, de critiques et de refus. CERTAINS ANARCHISTES en sont rendus à PROSCRIRE le slogan « ni dieu ni maître » sous prétexte d’« islamophobie » et CERTAINS marxistes pensent que pour être antiraciste il est urgent d’AJOUTER LA « RACE » À LA CLASSE. De fait le terme de « race » qui était jusqu’à peu l’apanage de l’extrême droite se retrouve aujourd’hui à toutes les sauces. La PROMOTION des identités, le COMMUNAUTARISME culturel ou religieux n’ont jamais eu d’autres fonctions que de maintenir la paix sociale.

    Le clivage à l’œuvre autour de ces questions se doit donc d’être clarifié et travaillé de manière réfléchie. À plus forte raison dans la situation actuelle, le RACIALISME ne peut mener qu’à la guerre de tous contre tous. Cette offensive politique est lourde de conséquence pour tous, et d’un point de vue révolutionnaire c’est un POINT DE RUPTURE. Où en serons nous dans quelque temps si elle s’avérait victorieuse ? Tôt ou tard, il va bien falloir choisir son camp et le plus tôt sera le mieux. »

    C’est moi qui souligne, pour bien marquer l’énormité de la mauvaise foi, des mensonges et des calomnies véhiculées dans ces textes.

    Et aviez-vous lu le texte d’appel à un autre « débat » à La Discordia, visiblement par les mêmes personnes ?

    Islamophobie : du racket conceptuel au racket politique

    « Le concept d’islamophobie est un RACKET SÉMANTIQUE ET POLITIQUE qui se situe au carrefour de deux camps conceptuels, celui du RELIGIEUX et celui du RACISME. Son BUT est en effet d’ENLEVER TOUTE LÉGITIMITÉ À LA CRITIQUE DE LA RELIGION musulmane (et donc, par glissement, aux religions en général), taxant systématiquement toute critique de racisme envers les croyants (réels ou supposés). De nombreux SOI-DISANT « RÉVOLUTIONNAIRES » se sont réappropriés ce concept et, par conséquent, L’AVEUGLEMENT face au rôle autoritaire et pacificateur de toute religion.

    Alors que nos PIEUX « RÉVOLUTIONNAIRES » nous parlent d’« islamophobie » à toutes les sauces, les fachos du printemps français nous parlent, eux, de « cathophobie », d’autres encore de « négrophobie » ou de « judéophobie ». Chacun tente son petit RACKET POLITIQUE sur l’antiracisme. Chacun a sa PETITE oppression et ses PETITS particularismes à mettre en avant, toujours en CONCURRENCE avec ceux des autres, approfondissant les DIVISIONS entre exploités. Et surtout, PLUS PERSONNE ne parle de la lutte contre le racisme en tant que tel, et sous toutes ses formes.

    Refuser ce RACCOURCI CONCEPTUEL est un point de départ pour s’opposer à toutes les religions, y compris l’islam, PRÉSENTÉ à tort par les défenseurs du CONCEPT d’« islamophobie » comme la religion des opprimés (comme le catholicisme irlandais ou le bouddhisme tibétain à d’autres époques). Il s’agit alors de NOUS FAIRE PASSER la religion comme élément d’émancipation dans le pire des cas, et dans le moins pire, de FAIRE PASSER L’IDÉE que la religion n’est pas, en soi, un outil de domination séculaire au service de l’ordre. Derrière cela se CACHE L’IDÉE que les rapports de domination, lorsqu’ils sont portés par de supposés « opprimés », deviendraient émancipateurs.

    Parce que la religion reste un problème majeur pour ceux et celles qui veulent une transformation radicale de ce monde, sa critique est nécessaire, aujourd’hui plus que jamais. Parce qu’il n’y a pas de « religions des opprimés », seulement des religions qui oppriment. »

    Si vous relisez bien ces deux textes, vous ne pourrez pas nier qu’il ne pouvait en aucun cas s’agir de DÉBATS, mais au contraire de PROCÈS dans le style des procès staliniens. La présentation n’est pas autre chose qu’un réquisitoire des procureurs « libertaires » où sont désignés les bons et les méchants, et où ces derniers ne sont convoqués que pour reconnaître leurs erreurs, longuement énumérées à l’avance, et s’excuser d’avoir une pensée différente.

    Tous les arguments avancés par les islamophobes « libertaires » sont une provocation, car ils déforment volontairement la position des antiracistes pour se présenter comme le seul rempart contre la religion et l’islamisme dont nous serions les complices. Ce qui est une grossière calomnie. La position des antiracistes, libertaires ou non, et sans exceptions pour l’islamophobie, a été clairement exprimée, et faire semblant de ne pas la connaître, c’est essayer de transformer les « débats » en procès de Moscou contre les déviants.

    Sérieusement : pouvait-il y avoir des anarchistes dans ces « débats » ? Personnellement, je ne connais aucun-e anarchiste qui participerait à un procès où les organisateurs sont juge, partie et ministère public. C’est pourquoi il est incompréhensible que des organisations qui se disent libertaires puissent se solidariser avec les racistes au lieu de se solidariser avec les racisé-e-s.

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    • Solidarité avec les racisé-e-s 6 février 06:22, par julien

      AT, je ne vois pas en quoi utiliser des majuscules marque l’énormité de mensonges !

      Bon, suivant ce débat d’un peu loin et ne me reconnaissant pas dans ce micro milieu de la totoland qui semble ne vivre que de polémiques et autre pamphlet, je ne pose qu’une question et ne fais qu’une seule remarque. Personne ne trouve, parmi les offusqués qui se sont exprimés ici, que le livre de Bouteldja contient des éléments racistes, sexistes et homophobe, pour reprendre des vocables qui fleurissent sous vos plumes ? Vraiment pas ? Alors si vous ne trouvez pas, vous avez raison dans vos démonstrations. Mais si vous trouvez qu’il en contient, alors ayez « le minimum d’esprit critique et de rigueur politique » que vous réclamez chez les autres et trouvez d’autres critiques à faire au texte « jusqu’ici tout va bien » (et il y en a !) que celle de dire que le bouquin contient de éléments racistes et d’exclusion. Et dites clairement haut et fort : « non, le livre de Bouteldja ne contient aucun élément de racisme et d’exclusion en tous genres)
      Remarque : puisque ce site (OCL) se solidarise, selon vous, avec des racistes et autres fascistes, et qu’il n’y a pas de débat possible ni à avoir avec ce type de gens, pourquoi y venez vous débattre ? Légère incohérence non ?
      Enfin le procès stalinien ! Quelle légèreté dans l’évocation de ce qu’est le stalinisme dont l’auteur n’a pas dû bien en connaître la réalité et en tous les cas celle des procès de Moscou. Un débat/procès où sont désignés les bons et les méchants c’est monnaie courante et apparemment vous n’y échappez pas ! Mais où avez vous vu que les accusés étaient « convoqués » pour reconnaître leur erreur et s’excuser ? A quelle peine ont-il été condamnés ?

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      • Solidarité avec les racisé-e-s 6 février 15:30, par A.T.

        Et moi, je me demande en quoi le fait de ramener la polémique à Houria Bouteldja peut expliquer la prise de position de l’OCL puisque le PIR n’a en rien participé à l’action contre Mille Bâbords. Explicitement, ce sont bien les racisé-e-s globalement qui sont visé-e-s par cette condamnation des orgas libertaires « responsables ». Donc cette digression sur Houria Bouteldja est parfaitement inutile et sert surtout à masquer les vrais problèmes. Ce n’est pas un hasard si le texte « Jusqu’ici tout va bien ? » que Julien semble assumer au nom de l’OCL se servait en guise d’introduction d’une tête de Turc commode et consensuelle pour s’en prendre en réalité aux LIBERTAIRES coupables de lutter contre l’islamophobie. Pour en finir avec la digression, je tiens à faire remarquer que personne parmi mes camarades politiques n’est aligné sur les positions du PIR, ce qui est dénoncé, c’est des attaques d’une mauvaise foi abyssale qui procèdent par amalgames, tout le contraire donc d’un débat libertaire. Nul n’ignore que les positions sur le PIR sont divergentes, y compris dans le milieu libertaire, donc mon avis personnel est en dehors du sujet et je n’ai pas à répondre à une injonction de m’expliquer là-dessus.

        Là où les positions des libertaires sont également divergentes, c’est sur la lutte contre le racisme et l’utilité de dénoncer l’islamophobie. Et « divergentes » est un euphémisme, on pourrait plutôt dire incompatibles. Depuis plusieurs années déjà, les libertaires qui considèrent la lutte contre l’islamophobie comme une des priorités militantes sont en butte aux attaques répétées d’un noyau pur et dur qui s’autoproclame antithéiste (comme si nous ne l’étions pas) et anti-racialisateur (comme si les antiracistes racisés n’avaient pas leur mot à dire sans être affublés de ce qualificatif infâmant). Au point qu’il a fallu qu’on s’explique devant ces attaques :

        http://www.bboykonsian.com/Libertai...

        http://www.bboykonsian.com/Libertai...

        Force est de constater que depuis les attentats de Charlie l’OCL s’est ralliée inconditionnellement à ce noyau pur et dur, en témoignent depuis lors les articles successifs sur Courant alternatif pour expliquer aux libertaires égarés ce qu’était RÉELLEMENT le racisme et où était le VRAI combat libertaire. Quelle prétention ! Et sans jamais la moindre mention d’opinions libertaires différentes ni la moindre critique interne. Il n’est donc pas étonnant que l’OCL se solidarise avec La Discordia ou Mille Bâbords et diffuse leurs communiqués sans la moindre allusion aux réponses des racisé-e-s.

        Une autre illustration de ce monolithisme organisationnel, cette phrase de Julien : « puisque ce site (OCL) se solidarise, selon vous, avec des racistes et autres fascistes, et qu’il n’y a pas de débat possible ni à avoir avec ce type de gens, pourquoi y venez vous débattre ? »

        Outre le fait que je n’ai jamais parlé de « fascistes », voilà une belle conception libertaire des débats ! Et une façon de mettre l’OCL sur le même plan que les « antiracialisateurs ». C’est la preuve que les « débats » étaient en réalité des procès, où les accusés n’étaient souhaités que pour reconnaître leur erreur et s’excuser, et sinon indésirables. Ils n’ont pu être condamnés à aucune peine pour la simple raison que leurs accusateurs ne représentent rien et n’ont aucun pouvoir, sinon un pouvoir de nuisance médiatique.

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        • Solidarité avec les racisé-e-s 17 février 18:17, par Monatte

          "Racisés", "genrés", etc. Le vocabulaire des sociologues post-modernes en mal de postes à l’université a envahi le discours formaté des totos barre de fer.
          Pour plus de lucidité,on lira avec profit l’excellent "La race comme si vous y étiez, Une soirée chez les racialistes" par Les Amis de Juliette et du Printemps.
          Et si ça ne suffit pas à clore définitivement le bec aux tenants du racial-socialisme, c’est à désespérer.
          On peut aussi jeter un oeil ici :
          http://www.autrefutur.net/Protestat...

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          • Tiens, Monatte est ressuscité ? 23 février 15:46, par A.T.

            Il fallait au moins ce gros calibre pour venir au secours de Non Fides et de la bande des « anti-racialisateurs » capables de diffuser des crapuleries comme « La race comme si vous y étiez ! », largement diffusé dans le microcosme des nanars respectables et dans les médias alternatifs.

            Justement, ça serait bon que l’OCL, qui s’est distinguée dans le soutien à Mille Bâbords sans référence à la provocation que représentait l’appel à ce faux « débat », nous donne son avis d’organisation face à cette nouvelle provocation encore plus dégueulasse que la précédente. De prétendus anars qui n’ont rien d’autre à foutre que provoquer les antiracistes pour voir jusqu’où ils peuvent aller avant de jouer les martyrs ne sont pas des camarades, ce sont nos ennemis au même titre que les racistes et les fachos.

            Les islamistes ont désespérément besoin de martyrs, les anarcho-racistes aussi, bien qu’ils soient moins courageux et réduisent les risques au minimum, mais toujours dans le but de remplacer tout raisonnement par la victimisation.

            https://nantes.indymedia.org/articl...

            Mais, au cas où il y aurait des débats à l’OCL, j’aimerais vachement savoir ce que l’organisation pense de la présentation de ce bouquin de merde :

            « Dans une période de recul des luttes, d’atomisation et de confusionnisme diffus, alors que les thèses complotistes et antisémites de Soral et Dieudonné colonisent les imaginaires, le Parti des Indigènes de la République (PIR) s’invite sur les plateaux télé pour imposer un « nouvel antiracisme » qui ressuscite le concept de « race ».

            Par le biais d’un chantage moral à la culpabilité « blanche » et collective, la non-mixité « racisée » est imposée comme une évidence dans le débat public tandis que prospèrent leurs grilles de lecture et leurs pratiques ségrégationnistes jusque dans les conflits sociaux. Alors que ces positions essentialistes issues de cénacles universitaires ne se donnent même pas la peine d’avancer masquées, une tétanie semble s’être emparée des milieux contestataires, et c’est un tapis rouge qui finit par être déroulé devant les tenants de la guerre de tous contre tous. Face à la publication d’un pamphlet ouvertement raciste comme Les Blancs, les Juifs et nous (Houria Bouteldja, édition La Fabrique) qui voudrait tracer les grandes lignes du projet de la gauche gouvernementale comme radicale tout en lançant des appels du pied aux dieudonnistes, les réactions sont d’une rareté et d’une timidité étonnante. De fait, ce bréviaire de la « lutte des races » qui prône la soumission des femmes et l’ostracisation des homosexuels dans les communautés, la haine viscérale du juif, « chouchou de la République » et l’hypothèse négationniste comme finalité stratégique ne choque déjà plus grand monde.

            La race, comme si vous y étiez ! s’inscrit dans une perspective simple : contrer la tentative de réimplantation et de promotion des logiques raciales, philoreligieuses, communautaristes et identitaires avançant sous pavillon antiraciste et déblayer le terrain pour ouvrir des possibilités de perspectives subversives et révolutionnaires qui permettront de s’y opposer. »

            A la lecture de ce pamphlet digne de Zemmour, Coleman ou Finkielkraut, n’importe quel antiraciste militant se sentirait plus proche du PIR, même sans le connaître, que des inquisiteurs qui jouent à Big Brother.

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          • Solidarité avec les racisé-e-s 3 mars 00:24, par Gribouille

            N’étant pas un « sociologue en mal de poste à l’université », n’ayant jamais utilisé de « barre de fer », n’étant ni un « racialiste » ni un « tenant du racial-socialisme » (je passe sur « toto » et « post-moderne », termes suffisamment vagues pour désigner tout et n’importe quoi quand on n’a pas d’autre argument), je ne devrais donc pas me sentir concerné le moins du monde par ce pamphlet qui a l’air de s’en prendre à des êtres immondes à la limite du fascisme.

            Pourtant, c’est bien moi qui suis visé, et avec moi l’ensemble de mes camarades de lutte, et plus spécialement les libertaires, quand on voit les références de « Monatte » pour justifier ses accusations et sa façon d’inverser allègrement les rôles entre les victimes d’attaques continuelles depuis des années et les auteurs de ce harcèlement. Je réclame donc le droit d’y répondre.

            Se servir de la promotion d’un livre haineux et provocateur, La race comme si vous y étiez !, diffusé par les amis de Non Fides (on ne croyait pas les voir cités un jour à l’OCL !), montre à quel niveau on veut placer le débat. J’encourage donc les lecteurs et lectrices de l’OCL à aller voir directement pour se faire une opinion : https://www.non-fides.fr/?Parution-...

            Officiellement, c’est Houria Bouteldja et les Indigènes de la République qui sont visés, mais tout le monde sait que c’est la même petite bande qui a aussi organisé les procès de La Discordia et Mille Bâbords et les attaques contre les libertaires.

            « Depuis plus d’un an une campagne politique acharnée et réactionnaire est menée par les « anti-racialisateurs ». Diffusion de textes, brochures, émission de radio, collage, perturbations.

            Ielles ont la prétention (et le culot) de se présenter en fins connaisseurs des mouvements politiques qui luttent contre le racisme et comme si ces questions politiques leurs tenaient vraiment à cœur.

            S’autoproclamant comme les vrais révolutionnaires et les vrais anti-racistes, ielles sont parties en croisade pour défendre la pureté de l’idée révolutionnaire contre l’ « idéologie racialiste » (qu’ielles ont inventé de toute pièce), qui serait en train de s’infiltrer dans « les organisations et milieux politiques qui vont de l’extrême gauche jusqu’aux libertaires ». »

            Les attaques contre le PIR sont devenues obsessionnelles, et faire d’une obsession le socle de son combat « politique » n’a absolument rien de libertaire. Surtout quand le PIR n’est qu’un alibi facile et une introduction pour s’attaquer en réalité aux libertaires, plus coriaces à dégommer. Mais alibi ou pas, on est en droit de demander à des gens qui se disent « libertaires » un minimum d’honnêteté intellectuelle et de cesser d’utiliser d’une manière un peu trop voyante l’amalgame et la calomnie. Les références continuelles à Dieudonné ou Soral pour discréditer les Indigènes sont tout simplement crapuleuses, quoi qu’on pense par ailleurs du PIR :

            http://indigenes-republique.fr/pour...

            http://indigenes-republique.fr/comp...

            http://indigenes-republique.fr/hour...

            Mais l’autre texte que nous propose « Monatte » en guise de référence incontournable va encore plus loin :

            Protestation devant les libertaires d’aujourd’hui sur les capitulations devant l’islamisme
            http://www.autrefutur.net/Protestat...

            Là, il n’est même plus question de se servir de la caution anti-Bouteldja, c’est DIRECTEMENT les libertaires qui sont visés par un ex-camarade libertaire devenu raciste ET beauf. Raciste parce que défendre l’islamophobie c’est défendre le racisme, et beauf parce que ses arguments sont ceux qu’on retrouve dans les médias bien-pensants de la majorité silencieuse et récupérés par les « anti-racialisateurs ».

            « C’est donc avec effarement et consternation que j’ai lu le manifeste : « Libertaires et sans-concessions contre l’islamophobie ! » (http://www.bboykonsian.com/Libertai... ). »

            Voici donc des extraits de la réponse « effarée et consternée » de P.V. au manifeste des libertaires antiracistes, que tout le monde devrait lire :

            « Une fois de plus, les fascistes islamistes ont tué en France »

            « Depuis quelques années, des enfants et des adultes sont assassinés parce que juifs. »

            « la question palestinienne est devenue la question juive au sens nazi, c’est-à-dire la volonté clairement affichée d’éliminer les juifs.

            « Ce texte défend principalement la thèse que l’islamophobie est une forme de racisme. Les signataires reprennent donc à leur compte les arguments les plus souvent avancés par les islamistes eux-mêmes. [sic] »

            « Mais déjà, lors de la parution du livre « L’impasse islamique » de Hamid Zanaz (Les Editions libertaires, 2009), on avait pu constater la position faiblarde de nombreux libertaires pour qui la critique de l’islam semble impossible, sinon taboue. »

            « Ce que nous pouvons constater c’est que les Français de confession juive se voient communautarisés et responsabilisés collectivement de la politique israélienne envers les Palestiniens. »

            « De nouveau, comme hier avec les négationnistes, nous retrouvons chez certains camarades une même impossibilité de comprendre les arrière-pensées de certains. »

            « Lorsqu’on prend le métro à Paris de très bonne heure, on voit des travailleurs immigrés - ceux qui embauchent dès 6 heures du matin, souvent pour nettoyer les entreprises-, et ce qu’ils lisent ou récitent plutôt, ce n’est pas des brochures révolutionnaires ou même des poèmes mais bien le Coran [sic]. J’ai aussi vu des femmes le lire [re-sic] »

            « Quel sorte de libertaires sont-ils ceux qui se montrent plus offusqués - même si parfois la critique est méritée - par Charlie Hebdo, Michel Onfray ou par Caroline Fourest que par l’assassinat d’enfants juifs par Merah ? »

            « nous revendiquons pleinement le droit au mouvement libertaire de ne pas être islamophile, NI DE CRAINDRE D’ÊTRE CATALOGUÉ COMME ISLAMOPHOBE »

            Etc., etc., il y en a des tartines comme ça, repris et publiés par les références incontournables de l’anarchisme bien-pensant : Autre Futur, Pièces et Main d’œuvre, l’En Dehors, Non-Fides, Claude Guillon…

            Pour celles et ceux que ça intéresse, il y a quand même eu des réponses à ce manifeste pour la réhabilitation de l’islamophobie, par exemple :

            Protestation devant les libertaires d’hier sur leur capitulation devant la pensée dominante et l’union sacrée

            https://grenoble.indymedia.org/2015...

            https://lille.indymedia.org/spip.ph...

            que j’invite « Monatte » et ses ami-e-s à lire attentivement afin de nous offrir des critiques plus constructives des racisé-e-s. Le mot veut dire quelque chose, même s’il ne plaît pas.

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  • Solidarité avec Houria

    7 juillet 13:06, par CHRISTIAN HIVERT

    https://www.montraykreyol.org/artic...

    Les amis de Juliette et du printemps sont des agents de l’État

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