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Courant Alternatif N°192 Été 2009

mercredi 19 août 2009, par Courant Alternatif


Sommaire de courant Alternatif n°192 été 2009

Edito

Présentation des articles

Autour de Jacques Rancière
Eléments d’une politique de l’émancipation

Courant Alternatif n’est pas une revue théorique pour érudits bardés de diplômes ou férus d’abstractions philosophiques. Mais pour un numéro spécial d’été, qui vous laisse trois mois pour le déguster, on s’est dit qu’on pouvait vous offrir (ou vous infliger, c’est selon) matière à réfléchir, plus et différemment que d’habitude.
Vous avez entre les mains un journal politique. Un journal pour qui la politique ne se résume pas à son autocélébration, ni à la promotion de l’organisation qui l’édite ni à l’étude critique des autres groupes politiques, ni à l’espoir de s’emparer des institutions et de l’Etat. L’article qui suit part des mêmes intuitions et n’aborde rien d’autre que cela : la politique. Une réflexion sur ce que peut être une “politique de l’émancipation”.
Une politique qui avance comme affirmation préalable, comme principe non discutable, l’égalité ; en tant qu’elle est sa condition présupposée et son contenu, sa visée, son objet et son fondement. Une égalité déclarée que la politique et son principe de démocratie radicale viennent vérifier.
En somme, une politique contre la domination politique. Une politique qui déclare, contre toutes les formes de gouvernement, le pouvoir de “n’importe qui” et la capacité de tous. Une politique fort éloignée de celles qu’exercent les formations politiques, parlementaires comme extra parlementaires. Une politique qui redessine les cartes du social et du politique, du donné, du pensable et donc du faisable ; qui déplace les lignes entre le “privé” et le commun, qui s’affirme comme telle par l’expression de l’universel à partir de ses manifestations locales et particulières.
Le texte s’organise en deux parties. La première expose à grands traits les caractéristiques de la pensée politique de Jacques Rancière. La seconde, plus courte, avance quelques éléments de contextualisation et de réflexion sur certains enjeux d’une pensée originale en ce qu’elle ouvre quelques pistes pour imaginer une politique de la rupture, de l’“interruption”, qui, face à la celle des partis, de l’Etat, de la représentation, ne peut être sans affirmer ses déterminations et catégories propres.


Après les élections européennes

Les résultats des dernières européennes ne nous ont pas fait passer une mauvaise soirée ! Même s’il est impossible d’attribuer l’ensemble des abstentions (et encore moins de les revendiquer) à un rejet conscient de la politique politicienne ou à un quelconque projet politique – elles relèvent aussi en partie comme souvent, d’une passivité peu créatrice et cultivée par les pouvoirs –, il est impossible de ne pas remarquer que l’abstention des classes populaires a été massive dans toute l’Union européenne. Pourtant, derrière cela c’est toute la problématique mortifère de l’Union de la gauche qui va nous envahir le champ politique…

Les aventures toulousaines de la convergence

Faire converger nos luttes… l’idée n’est pas nouvelle. Pour le moins, à Toulouse, c’est une litanie régulièrement entendue dans les débats. L’idée reste floue : unité d’action, unité d’objectif, solidarité pratique… Il n’y aura pas ici de réponse à ces questions mais le compte-rendu à trois voix de deux expériences toulousaines. Si nous parlons de ces deux-là, c’est pour les avoir fréquentées assidûment, non pas que ce serait les seules : l’Appel des appels a organisé quelques réunions sur Toulouse ; le Bazar au Bazacle rassemble autour du 1er Mai depuis quelques années avec la convergence pour mot d’ordre ; le collectif De la maternelle à l’université réunit parents d’élèves, enseignantEs, personnel des établissements scolaires, étudiantEs, etc. Nous parlerons de ce que nous connaissons, dans l’ordre d’apparition : l’Interlutte et l’Interpro. L’une et l’autre sont encore actives et aucun bilan critique n’a été tiré en interne. L’article qui suit, s’il peut apporter des éléments à ce bilan, n’entend en aucun cas s’y substituer

La loi Bachelot tue l’hosto

Après quelques semaines de débat à l’assemblée puis au sénat, le texte final de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoire) à été approuvée. Comme il a été dit et scandé dans les cortèges hospitaliers, la loi Bachelot tue l’hôpital…public.

Total ne produit pas des catastrophes par hasard.

« Plus jamais ça ni ici ni ailleurs » n’a commencé à s’intéresser à l’enquête judiciaire sur l’explosion d’AZF qu’après avoir compris deux choses : 1) que le mécanisme légal de l’implantation des usines à risques était brinquebalant 2) que laisser Total dialoguer tranquillement avec l’institution de la justice équivalait à se résigner à voir exploser les usines les unes après les autres.
L’avantage d’un procès, c’est qu’un tri se fait entre la rumeur et les dires réels. L’inconvénient, c’est qu’il est difficile de faire la différence entre les dires sincères et les dires mensongers. Mais malgré cette hypothèque, de nombreuses auditions ont permis de cerner assez précisément la logique du risque industriel.

Les créationnistes à l’assaut de la théorie darwinienne de l’évolution

Il y a 200 ans naissait Charles Darwin. Cinquante ans plus tard il publiait l’ « Origine des espèces » qui présentait une théorie qui allait révolutionner la vision de l’origine du monde naturel et donc de l’Homme1. Sans conteste, dans ses fondements, cette théorie prévaut toujours en sciences de la vie. Certains néanmoins la critiquent en tant que théorie scientifique, mais force est de constater qu’ils sont mus par des préjugés idéologiques. C’est en effet pour des raisons idéologiques qu’elle n’a jamais cessé d’être combattue. Examinons cette théorie afin d’apprécier le bouleversement qu’elle a pu produire dans les façons de penser.

Courrier du Web
¡ Podemos !, nous pouvons vivre sans le capitalisme

L’écho que nous avons donné à la publication de ce texte en Catalogne et la solidarité manifestée vis-à-vis d’Enric Duran emprisonné pour avoir escroqué 492 000 euros à 39 banques pour financer la revue Crisis, a provoqué quelques interrogations concernant nos raisons, mais aussi un début de débat sur ce qui est réformiste ou non, sur le pourquoi du comment agir dès maintenant.

Internet, c’est la liberté ?
Plus pour longtemps


Depuis quelque temps, on nous parle de la loi DADVSI, de la loi HADOPI. En fait, ce sont de bien grands mots pour masquer la réduction de nos libertés. Parce que, en réalité, toutes ces mesures techniques, toutes ces lois se conjuguent à merveille pour obtenir un internet des plus restrictif, un peu comme l’internet chinois. HADOPI vous paraît horrible, ou ne vous concerne pas parce que vous ne téléchargez pas, ce n’est pas grave, attendez LOPPSI, là vous comprendrez que HADOPI est fait pour vous. Pour essayer de comprendre un peu tout ça, il faut connaître deux ou trois petites choses.

Nouvelle-Calédonie
La question kanak, toujours

Dans les années 70 et surtout 80, le peuple kanak s’est mobilisé à travers le Front de libération nationale kanak et socialiste contre le sort que lui faisaient subir l’Etat français et ses alliés au pouvoir en Nouvelle-Calédonie. Après bien des épisodes sanglants (le dernier étant Ouvéa, voir notamment CA n° 191), les accords de Matignon et de Nouméa ont conditionné l’accession à l’indépendance du territoire au résultat d’un référendum qui doit être organisé par ses instances dirigeantes entre 2014 et 2018. C’est pourquoi la désignation du nouveau gouvernement, au cours de l’été, revêt autant d’importance – non seulement pour les Kanak mais aussi pour l’Etat français et les partis loyalistes, bien décidés à maintenir leur mainmise sur le pays.

Guadloup : après la grève, le combat continue !

Officiellement, la grève générale qui a animé la Guadeloupe a pris fin le 4 mars au soir, après 44 jours de manifestations massives et de blocage de toute l’île. Les éluEs, les médias, les gros patrons et la petite bourgeoisie locale étaient soulagés : ils allaient enfin pouvoir relancer la course effrénée à la consommation et le système économique capitaliste libéral qui sont leurs seules raisons de vivre…
C’était compter sans les mobilisations en cours qui, elles, n’ont pas pris fin avec l’arrêt de la grève générale. C’était compter sans la prise de conscience profonde des travailleurEs exploitéEs et, en particulier, des plus précaires, profondément convaincuEs de leur exigence de respect et de dignité, et, ce, d’autant plus que la classe dominante locale n’a rien perdu ni de son arrogance ni de ses habitudes d’exploitation débridées.

(Pour lire l’intégralité des articles, il suffit tout simplement se procurer Courant Alternatif soit en kiosque, soit par abonnement.)

Par ailleurs l’intégralité du numéro 191 juin 2009 est maintenant en ligne avec notamment

Rubrique courrier
Islande : la lutte continue
Rubrique web
Dossier Réoccupons les usines

  • Argentine : une nouvelle vague de récupération d’entreprises ?
  • Séquestrer son patron : c’est radical, et ça marche !
    Rubrique Big Brother

Les autres articles étaient déjà en ligne

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