Accueil > Courant Alternatif > 323 Octobre 2022 > Seif Boulazreg : Traqué à mort à Besançon

CA 323, octobre 2022

Seif Boulazreg : Traqué à mort à Besançon

lundi 17 octobre 2022, par Courant Alternatif

Dans la nuit du 23 au 24 Juillet 2022, le jeune homme de 25ans, Seif Boulazreg, est décédé à Besançon (Doubs).
Alors qu’il s’apprêtait à passer la nuit en discothèque avec des amis, Seif a trouvé la mort durant la nuit suite à la chasse à l’homme qu’il a subit.


Les faits relatés par l’Est Républicain le jour même

Le 24 Juillet 2022, soit la date exacte du drame, la presse quotidienne régionale l’Est Républicain publie un article sur la mort de Seif.
L’article parle d’une « chute mortelle après une nuit agitée, sous la Citadelle »
Nous apprenons dans l’article que le défunt, ce samedi 23 Juillet, s’est présenté devant la discothèque « le QG  » afin d’y passer la nuit avec des amis.
Seif aurait été recalé par les vigiles et c’est à ce moment que les choses dérapent ; selon les dires du gérant de cette boite de nuit relatés dans cet article.
Ce dernier a précisé à l’Est républicain que Seif « était particulièrement excité » et lui aurait donc refusé l’accès. Par la suite, un de ses employés lui indique que Seif « donnait des coups dans la caméra qui donne sur l’entrée. »
Suite à cela, le gérant de la boite de nuit aurait appelé la police puis le mentionne à Seif  ; le jeune homme aurait prit la fuite en courant.
Ce même gérant l’aurait pourchassé ; se vantant que Seif « n’arriverait pas à me semer ».
Dans ce même article, nous apprenons que la police serait arrivée sur les lieux du drame et qu’ils auraient vu la victime chuter.
Tandis que dans une déclaration officielle du procureur, le directeur départemental de la sécurité publique à Besançon Yves Cellier dit que l’on (les policiers) vient finalement, et malheureusement, pour constater la présence de cet individu au sol.
Les policiers l’ont vu chuter de leurs yeux ou ils ont juste eu à constater la présence du corps de Seif au sol ?
La version de cet article est basé uniquement sur les propos de ce même gérant de boite de nuit et sera largement contredite par les multiples articles de l’Est Républicain futurs et d’autres journalistes tel que ceux de Média 25 ; un média bisontin s’étant saisi du drame.

Une traque jusqu’à la mort : pour quel motif ?

Le gérant de la boite de nuit, selon des témoins sur place, aurait pourchassé Seif une bombe lacrymogène dans les mains, accompagné de deux de ses vigiles. La traque s’est faite sur plus de 550 mètres ; de la boite de nuit au lieu où le corps de Seif a été retrouvé.
Qu’est ce qui justifie une course poursuite sur cette distance de la part du gérant de boite de nuit  ?
Le prétexte utilisé par le gérant est la destruction de la caméra se trouvant sur la façade de la discothèque. Cette même caméra toujours présente sur place et ne présentant pas les signes d’une destruction justifiant pourtant cette traque.
Pourquoi ne pas simplement alerter la police et faire les démarches nécessaire pour obtenir réparation si Seif avait réellement détruit cette caméra ?

Une chute mortelle : vraiment ?

Très vite, la mort de Seif est relaté comme étant donc une « chute mortelle ».
La version sur les distances de chute a plusieurs fois changé dans les médias. Seif aurait tout d’abord chuté d’une distance de 7 mètres, puis 4,5 mètres ; pour finir sur la distance réelle d’environ 4,70 mètres.
A noter que les investigations au cours de l’enquête ont été réalisées sur place uniquement 9 jours après les faits du drame et que cela pourrait justifier les nombreux « flou » autour des circonstances.
Seif arrive aux services hospitalier dans un état grave : de multiples hémorragies, fractures ainsi que des lésions internes sont constatés.
Le visage, le foie et le rein ont subit de lourds dommages comme le révèle l’autopsie.
Une photo de Seif (TW : sur tee shirt porté par la famille lors d’une marche blanche) durant son coma à l’hôpital montre un visage si tuméfié que la thèse d’une simple chute paraît inconcevable.

Un gérant de boite de nuit connu localement

Cet individu co-gérant de la boite de nuit du QG est quelqu’un qu’on ne peut pas qualifier d’anonyme à Besançon. Beaucoup d’habitants de la ville le reconnaissent : il a été policier de la BAC pendant de nombreuses années.
A la suite de la mort de Seif, de nombreux témoignages et anecdotes font surface ; notamment pendant la marche blanche pour rendre homme à Seif (le 30 Juillet).
Des dizaines de personnes se rappellent de ce gérant de boite de nuit comme étant un ancien policier violent ; certains auraient eu affaire à lui pendant ses fonctions et certains n’hésitent pas à parler de violences policières subites.
Un habitant de Planoise (quartier populaire de la ville) raconte même l’anecdote selon quoi il avait la réputation de courir si vite qu’il coursait les scooters avec succès.

#Justicepourseif

Vous pouvez y retrouver de nombreux articles et informations concernant le déroulé des événements ainsi que de nombreux soutien à la famille et hommage rendu à Seif.
A la rédaction de cet article, une 2ème autopsie est toujours en attente et le corps de Seif, pour le 57ème jour consécutif, se trouve toujours à la morgue en l’attente d’inhumation.
Que Seif repose en paix et que sa famille puisse faire le deuil au plus vite.

Reizenberg

À visiter

https://radiobip.fr/site/blog/2022/...
https://www.estrepublicain.fr/faits...
https://www.facebook.com/2346712470...

Répondre à cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette