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CA 309 avril 2021

Le peuple sénégalais ne veut plus du pouvoir néocolonial de Macky Sall soutenu par la France

mercredi 7 avril 2021, par Saint-Nazaire

A la tête de l’État sénégalais depuis 2012, Macky Sall pour la première fois a vu se lever contre son pouvoir une vague populaire qu’il n’a pas vu venir. Présenté comme un pays stable épargné par la menace jihadiste, le Sénégal apparaît désormais comme un nouveau « maillon faible » au sein d’un ensemble régional où les institutions étatiques liées à l’impérialisme occidental sont ouvertement en crise de manière durable (Mali, Burkina, Niger, Côte d’Ivoire…). Mais ce mouvement de rejet profond du régime fondé sur des aspirations à la justice sociale, voire à une rupture avec le néocolonialisme français, s’inscrit aussi dans le cadre d’un jeu institutionnel entre un pouvoir en place affaibli et une opposition à l’offensive qui aspire au pouvoir.


Un président qui prétendait « réduire l’opposition à sa plus simple expression »

En 2012, Abdoulaye Wade avait essayé de refaire un troisième mandat et de mettre en place une vice-présidence qui lui aurait permis de céder le pouvoir à son fils Karim. Macky Sall avait gagné les élections grâce à une mobilisation populaire, notamment lors du 23 mai 2011 qui l’avait contraint à reculer sur son projet de changement de la Constitution. En 2015, Karim Wade avait été condamné et donc écarté du jeu politique. En 2018, celui qui apparaissait comme un potentiel rival, Khalifa Sall, le maire de Dakar était condamné à cinq ans de prison pour détournement. Quelque temps avant l’échéance présidentielle, Macky Sall pouvait alors déclarer qu’il allait « réduire l’opposition à sa plus simple expression ». En 2019, il avait pu alors se faire réélire dès le premier tour face à deux challengers ayant eu des scores significatifs : Idrissa Seck (22%) et Ousmane Sonko (15%). Alors que le premier a fini par rentrer dans le rang à la fin de l’année 2020, en acceptant un poste de président du Conseil économique et social et environnemental (CESE), Sonko incarne désormais la figure d’une opposition résolue au système de pouvoir mis en place par Macky Sall (cf encart). Juste après sa réélection, ce dernier a fait supprimer le poste de premier ministre tandis qu’il a laissé ses partisans s’exprimer de plus en plus ouvertement sur l’éventualité d’un troisième mandat.

D’une affaire judiciaire à une affaire politique.

Le 3 février, on a appris que Sonko était accusé de viol et de menaces de mort par Adji Sarr, une femme de 20 ans qui travaillait dans un salon de massage (appelé Sweet Beauté). Sonko s’est défendu en disant qu’il s’agissait d’ « un complot politique » (cf. encart). Les partisans de Sonko ont commencé à se mobiliser lorsque les gendarmes ont voulu le convoquer pour l’interroger. Des affrontements de rue ont eu lieu dans les alentours de son lieu de résidence. Déjà, un magasin Auchan dans les environs a été la cible des manifestants.
Ayant argué de son immunité parlementaire pour refuser de se rendre à la convocation à la gendarmerie, dans les jours suivants a été mise en place une commission ad hoc pour la levée de cette immunité parlementaire. Elle a été levée le 26 février, sans surprise, vu que la coalition présidentielle est largement majoritaire à l’assemblée. Dans la même logique, quelques jours avant des militants du PASTEF et d’autres figures de la contestation anti-régime comme Guy Marius Sagna du Front pour la révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP) ont été arrêtés sous des prétextes tels que « menaces de troubles à l’ordre public ». Conçues pour museler la contestation, ces arrestations préventives n’ont fait qu’attiser la tension et délégitimer davantage le pouvoir. Le 1er mars à la suite de l’arrestation au cours d’une manifestation de Dame Mbodj secrétaire général d’un des syndicats de l’enseignement (CUSEMS-Authentique), la plupart des syndicats de l’enseignement ont appelé à une journée de grève.

Une crise socio-politique d’une ampleur inédite

Mais c’est mercredi 3 mars que la crise a vraiment commencé, lorsque Sonko devait se rendre chez le juge d’instruction où il était convoqué. Peu après le départ de son domicile, alors que ses partisans commençaient à se rassembler sur le parcours menant au centre ville, son véhicule à été bloqué par les forces de l’ordre. On lui a demandé de changer d’itinéraire en prenant la route de la corniche. Devant son refus, il a été embarqué dans un véhicule du GIGN. On apprendra plus tard qu’il a été inculpé pour « troubles à l’ordre public » et « participation à une manifestation interdite ». Les manifestations spontanées voire les émeutes ont commencé dès ce jour là (à Dakar, mais aussi à Saint Louis et Ziguinchor) mais c’est surtout le lendemain qu’elles se sont étendues à la banlieue et à d’autres localités notamment en Casamance. La journée du vendredi a été l’occasion d’une grande manifestation à la Place de la Nation à l’appel de Y’en a marre et d’autres organisations. En outre, cette journée du 5 mars a été celle d’une généralisation de la crise à tout le pays. Les cortèges se sont formés presque dans toutes les régions et dans beaucoup de villes du pays. Souvent aussi la protestation a pris la forme d’ émeutes où des jeunes s’en sont particulièrement pris aux magasins Auchan, aux stations Total ou encore aux péages d’autoroute d’Eiffage, symbolisant la présence du néocolonialisme français ainsi qu’aux édifices incarnant un pouvoir autoritaire et corrompu (mairies, commissariats, palais de justice...). Au soir du 5 mars, l’intervention du ministre de l’intérieur Antoine Diome, qui a parlé de d’« actes de terrorisme » et de « grand banditisme » pour qualifier ce qui s’était passé depuis le mercredi n’a fait que jeter de l’huile sur le feu… Durant tout le week-end, le pouvoir de Macky Sall a été complètement débordé : des personnalités ont vu leurs résidences attaquées et d’autres ont fui pour se planquer dans leurs villas sur la Petite Côte à l’extérieur de Dakar. L’organe d’État, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a coupé de manière arbitraire le signal de deux télévisions privées Sen TV et Walf TV accusées d’inciter à la violence en diffusant des « directs » sur les événements et en invitant des porte-paroles de l’opposition et de la société civile sur leurs plateaux. En réaction, on a vu des assauts menés ontre les véhicules ou les locaux de edia accusés d’être proches du régime comme la élé Futurs Media (TFM) le groupe de presse détenu par Youssou Ndour. Le dimanche la décision a été prise de fermer les écoles pour une semaine. Au cours de ce week-end, s’est constitué le Mouvement de défense de la démocratie (M2D) : un front élargi de l’opposition à la société civile ayant appelé à trois journées supplémentaires de manifestations es lundi, mardi et mercredi.

Auchan Dakar, le 5 mars 2021

Un retour au calme…

Le lundi 8 mars, cependant, la tension a baissé d’un cran lorsqu’on a appris la libération sous contrôle judiciaire dans la matinée de Sonko à l’issue de sa garde à vue et de la présentation à un juge. Puis, Macky Sall s’est exprimé en soirée et a tenu un discours d’« apaisement » en annonçant d’un côté la levée du couvre-feu et la fin de l’état d’urgence sanitaire et de l’autre l’indemnisation des blessés et des familles des décédés au cours des événements ainsi que la mise en place d’un programme pour favoriser l’emploi des jeunes, à hauteur de 350 milliards de francs CFA.
Ousmane Sonko s’est exprimé aussi le même soir et a cherché à jouer sur les deux tableaux, celui de la pression de la rue et celui du pouvoir institutionnel qu’il entend conquérir dans les mois ou dans les années à venir.
Pour ce qui est du premier tableau, il a insisté sur plusieurs points notamment une enquête pour situer les responsabilités par rapport aux victimes et la libération de tous les détenus. Mais également, il s’est situé sur le terrain de la politique institutionnelle en réclamant la tenue d’élections municipales et législatives dans les plus brefs délais et un engagement public de Macky Sall à ne pas faire de troisième mandat. Il a appelé à maintenir la pression pour faire partir Macky Sall au plus tard en 2024 à la fin de son second mandat.
Le bilan des blessés a été établi par la Croix Rouge Sénégalaise à environ 600 tandis que, pour les décès, le bilan final est de 14, tous des jeunes tués par balles pour la plupart. On a pu voir plusieurs vidéos où des policiers font usage de leurs armes contre des manifestants. Les journalistes présents sur les lieux ont parfois été blessés par des tirs de projectiles. Le pouvoir a aussi utilisé des « nervis » pour épauler la répression des forces de l’ordre en frappant les manifestants avec des gourdins.

… mais qui semble bien provisoire…

En fait, c’est l’intervention des leaders confrériques qui a pesé de tout son poids dans l’infléchissement observé à partir du 8 mars. Il semble que la libération (provisoire) de Sonko a été obtenue en échange d’une suspension des manifestations. Et en effet, les manifs qui devaient être organisées la semaine suivante n’ont pas eu lieu. Le mouvement semble suspendu, provisoirement du moins. Car des questions restent en suspens. D’abord la libération des détenus politiques qui ont été arrêtés au cours de cette crise. Certains comme Guy Marius Sagna ont commencé une grève de la faim puis l’ont suspendu, puis annoncé la reprendre. Ses conditions de détention (il a été placé nu dans une cellule) ont aussi été dénoncées. Ensuite, il y a la question des victimes qui ne demandent pas qu’à être indemnisées mais aussi que la justice puisse juger les responsables de ces décès et de ces blessures. Il y a également le feuilleton de l’affaire Sonko-Adji Sarr qui continue avec la publication d’entretiens de la plaignante qui ont suscité une nouvelle polarisation dans la bataille d’opinion a lieu entre les différents soutiens à l’un et à l’autre.
Et puis, il y a des enjeux de plus long terme plus spécifiquement politiques.
Il s’agit ’abord de l’enjeu des présidentielles de 2024. Sonko qui faisait figure de challenger jusqu’au mois de février 2021 est désigné désormais par ses partisans comme le « président » Sonko. Tout en rejetant l’idée d’un usage de la force pour éviter une situation de coup d’Etat comme au Mali, il s’est mis dans la position d’un futur chef d’État en proposant une sorte de « paix des braves » aux rebelles du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) la région d’où est originaire Sonko et qui est son « fief » politique.
Ensuite, c’est la question de la dépendance extérieure du Sénégal sur le plan économique et monétaire, notamment par rapport à la France (cf. encart). Sonko incarne une volonté de rupture avec l’impérialisme français. Mais la question demeure de savoir jusqu’où cette volonté peut aller et se concrétiser.
Quoiqu’il en soit, l’« apaisement » auquel on a assisté depuis le 8 mars, n’est sans doute que provisoire. Il serait étonnant que la jeunesse du Sénégal qui est sortie massivement dans la rue pour crier son rejet du régime au prix de nombreux morts et blessés se contente de quelques promesses budgétaires et de compromis politiciens entre le pouvoir et l’opposition.

Dakar le 24 mars 2021


L’affaire Sweet Beauté et les beaux jours du sexisme au Sénégal

Ousmane Sonko est accusé de viols répétés avec menaces de mort par Adji Sarr. Ce qu’il nie mais en revanche il reconnaît avoir fréquenté ce salon et avoir eu affaire à cette dernière. Sans entrer dans les détails de l’affaire qui n’est toujours pas jugée (et qui ne le sera peut-être jamais !) deux lectures contraires sont faites selon qu’on soit de l’opposition ou au pouvoir. Pour le pouvoir, c’est une affaire privée entre deux citoyens et qui n’a rien à voir avec la politique. Pour l’opposition (et une bonne partie de l’opinion sénégalaise) après s’être débarrassé de Karim Wade et de Khalifa Sall, il s’agit pour la troisième fois de se débarrasser d’un concurrent de poids pour la prochaine échéance présidentielle… Cela dit, au delà d’une réaction d’incrédulité par rapport à ce qui apparaît comme une manipulation politique diverses péripéties ont dans ce sens : comme le fait qu’un premier juge ait demandé à être dessaisi du dossier ou que l’officier de gendarmerie qui a reçu la plainte a choisi de démissionner de la gendarmerie ayant été accusé d’avoir fait fuiter le procès-verbal d’audition …), l’affaire nous rappelle qu’au Sénégal, comme ailleurs, le sexisme a encore de beaux jours devant lui. On le voit au sein de différents titres de la presse qui ont pris le parti de Sonko. Ainsi par exemple Walf Fadjri la désigne ainsi comme la « violée » sous le voile … (avec des guillemets pour mieux décrédibiliser sa parole). Des éditorialistes en ont profité aussi pour indexer le changement législatif récent qui a criminalisé le viol au Sénégal, en disant que désormais tous les hommes allaient être exposés à des dénonciations similaires (la palme du sexisme revenant à n édito du Témoin qui n’hésite pas à dire que « nous les hommes sommes tous en sursis » !). Par ailleurs, ces salons de massage attirent le client en jouant délibérément sur le côté sexy des jeunes femmes qui y travaillent et donc on peut quand même se demander pourquoi comme il l’a déclaré, Sonko fréquentait un tel établissement pour y soigner un mal de dos… plutôt que d’aller chez un kiné. Quelle que soit l’issue de cette affaire, les féministes qui luttent contre les violences faites aux femmes au Sénégal risquent d’être les victimes collatérales de cette affaire Sonko - Adji Sarr. L’instrumentalisation politicienne qui s’est produite fera que le déni de ces violences n’en sera que plus facile dans les années à venir…



Sonko et le PASTEF  : un nationalisme économique et un conservatisme moral

Ousmane Sonko est un ancien inspecteur des impôts et à ce titre a fondé et dirigé le premier syndicat de cette profession. Il s’est fait connaître en publiant en 2017, un ouvrage intitulé « Pétrole et gaz au Sénégal chronique d’une spoliation ». Il y dénonçait notamment le rôle d’Aliou Sall le frère du président et d’un homme d’affaires sulfureux Frank Timis. C’est ce qui lui a valu d’être chassé de la fonction publique et cela à coïncidé au lancement de sa carrière politique puisque, la même année, il a créé un parti, le PASTEF (Patriotes du Sénégal pour l’éthique et la fraternité) et a été élu député. En 2019, il s’est présenté à l’élection présidentielle et a obtenu la 3e place avec plus de 15% des voix. Il a fait campagne sur un programme dont les axes majeurs étaient la dénonciation de la corruption du régime et dans un moindre mesure, la sortie de l’orbite française dont le Sénégal constitue une sorte de vitrine (en demandant notamment la sortie du CFA au profit d’une monnaie nationale et d’une monnaie commune au sein de l’Afrique de l’Ouest). Son programme fait référence à la « bourgeoisie nationale » orientée vers un développement autonome qui s’opposerait ainsi à la « bourgeoisie compradore » dont la richesse est fondée sur l’import-export. C’est ce qui explique le soutien accordé à Sonko par ce qui reste de la gauche anti-impérialiste avec le FRAPP ou Yonnu Askan Wi (petite formation qui regroupe des militants revendiquant toujours une idéologie révolutionnaire anti-impérialiste et anti-capitaliste) ou encore par des mouvements citoyens comme Y’en a Marre.
Mais cela ne doit pas faire oublier un autre aspect du personnage qui est son « identitarisme » et son conservatisme moral : Ousmane Sonko affiche volontiers sa religiosité et son appartenance au mouridisme (l’une des deux grandes confréries religieuses du Sénégal) et son programme de 2019 parlait de « réarmement moral » de la jeunesse et d’ « extension de l’enseignement religieux au secondaire ». Cela correspond sans doute à ses valeurs mais plus encore à un calcul politique car le soutien des milieux maraboutiques est perçu comme crucial dans un pays où le poids du religieux dans l’espace public s’est renforcé au fil des décennies. Ainsi durant la crise, les acteurs religieux se sont posés en médiateurs et non en soutiens du pouvoir comme cela avait été le cas lors des crises historiques de 1968 et dans une moindre mesure, celle de 1988.



La présence française : un enjeu sous-jacent de la crise politique au Sénégal

On a entendu souvent parler de la « Chinafrique » et des autres pays émergents qui auraient tendance à évincer la France sur le plan économique. Or en 2019, avec un volume des échanges en hausse de 30% par rapport à l’année précédent, a France au Sénégal se situait au 1er rang avec 19,8% des importations loin devant la Chine avec seulement 11,1% sources Ministère des finances français.

La présidence de Macky Sall n’est pas pour rien dans ce retour de la présence économique française au Sénégal. Ce sont notamment des chantiers comme le TER (train express régional) qui ont été négociés alors que ce dernier qui devait être en service depuis 2019, ne fonctionne toujours pas. Dans le même registre, en 2017, un permis d’exploitation a été accordé à Total ce qui a occasionné la démission du ministre de l’Energie Thierno Alassane Sall qui avait déclaré alors que « le Président de la République dit qu’il préfère Total parce qu’il lui donne de temps en temps des sucettes ».

C’est ce qui explique sans doute que les émeutes ont plus particulièrement visé les intérêts économiques français notamment dans le cas d’Auchan quand ses supermarchés entraient en concurrence directe avec le commerce local du fait de la stratégie commerciale « agressive » de ce groupe qui, en deux ans à peine, ’est massivement implanté dans la capitale y compris dans la banlieue. Par ailleurs, par rapport à la question d’un « sentiment anti-français », il faut dire qu’en tant que personnes, ou même à travers leurs biens personnels les Français n’ont pas été menacés durant ces journées d’émeutes.

Il importe de le rappeler car, ces dernières années, le régime de Macky Sall a pu bénéficier de l’appui inconditionnel de la France au nom de la « stabilité régionale », notamment avec un ambassadeur français à Dakar qui excelle dans le cirage de pompes…(« Sans flagornerie, nous avons la chance d’avoir deux Présidents (Ndlr : Macky Sall et Emmanuel Macron), à la hauteur des immenses défis auxquels nous sommes confrontés » Le Soleil du 27 avril 2020). Enfin durant la crise, des propos enus de personnalités françaises qui fleurent bon le colonialisme de papa (Zemmour a affirmé que : Macron avait failli envoyer la marine française et qu’il avait conseillé à Macky Sall de faire libérer Sonko) ou le néocolonialisme plus sophistiqué (l’avocat affairiste « porteur de mallettes » Bourgi a déclaré que « Sonko est intelligent, a du charisme et jouera un rôle majeur dans le pays » tandis que Rufin l’écrivain ancien ambassadeur de la France au Sénégal a déclaré qu’« il sera difficile de faire disparaître Sonko ») nous ont rappelé que la relation entre la France et ses anciennes colonies africaines demeurait encore et toujours dans une logique françafricaine. Par ailleurs, selon l’enquête menée par StreetPress, les instruments de la répression (grenades lacrymogènes, lanceurs, balles en caoutchouc et blindés) sont pour la plupart « made in France ». Au moins un secteur où le déclin de l’industrie française ne se fait pas sentir…


P.-S.

Alors que Guy Marius Sagna vient d’être libéré avec deux autres détenus politiques Cledor Sène et Assane Diouf, de nouveaux affrontements ont eu lieu à l’Université pour obtenir la libération de deux étudiants incarcérés à la suite des événements du 3 au 8 mars derniers….

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